Il ne fallait pas attendre grand-chose du sommet UE-Russie qui se tenait ce vendredi à Helsinki. Le blocage polonais empêchait en effet l'UE de négocier un nouvel accord de partenariat et de coopération avec la Russie. Le précédent avait été signé en 1997 et devait s'étendre sur 10 ans.
Du côté européen, un nouvel accord avec la Russie est perçu comme un moyen de surmonter les désaccords récents entre les deux parties. Mais les Polonais voient les choses autrement : très méfiants vis-à-vis des Russes et vexés par l'embargo russe sur leurs produits agroalimentaires, ils refusent de donner leur soutien à la négociation d'un nouvel accord de partenariat et de coopération.
En agissant de la sorte, les jumeaux Kaczynski fragilisent le camp européen et renforcent a contrario le Président russe. Ce dernier, naturellement, ne s'est pas privé de stigmatiser
"l'égoïsme national polonais" à Helsinki. Il a refusé de revenir sur l'embargo posé sur les viandes polonaises, pourtant dénoncé comme
"disproportionné" par Barroso qui avait envoyé en mission les services vétérinaires de l'Union.
Le sommet d'Helsinki a donc surtout permis à Poutine de qualifier les agitations autour de l'empoisonnement de l'ancien espion russe Alexander Litvinenko de
"provocation politique sans lien avec la réalité" et de dénoncer la tentation d'appliquer à la Russie les critères européens en matière énergétique, précisant que Gazprom
"conservera son intégrité" et que cette question
"relève de la compétence nationale de la Fédération de Russie".
Quelle position adopter alors face à la Russie ? Face aux difficultés posées par la négociation d'un nouvel accord de partenariat,
The Economist propose une solution plus aisée. En attendant de meilleures conditions politiques (Vladimir Poutine doit théoriquement quitter le pouvoir en 2008), il suffit d'étendre la validité du précédent accord de partenariat. Chose aisée, puisque celui-ci reste valable tant que l'une des deux parties ne le dénonce pas. L'ambiguïté certes demeurerait, mais elle reflète l'état des relations entre les deux camps, souligne
The Economist.
EU and Russia: meat and poison for lunch Not much had to be expected from the EU-Russia summit that took place this Friday in Helsinki. Because of Polish veto, the EU was in no position to negotiate a new partnership agreement with Russia. The previous agreement was signed in 1997 and had a ten-year life.
On the European side, a new partnership agreement is seen as a means to overcome recent troubles with Russia. But Poles see things differently. They are very wary of Russians and they do not accept Moscow's export ban put on their meats and thus decided to withhold support for a new partnership agreement.
The behaviour of the Kaczynski twins threatens the EU credibility and strengthens Mr Putin in the same time. Mr Putin naturally jumped on the occasion to condemn Polish
"national egoism". He refused to back down on the Polish meat export ban, even though Mr Barroso himself considers it as being
"disproportionate" after he sent a veterinary team to check out the situation in Poland.
The Helsinki summit mainly gave the occasion to Mr Putin to denounce talks around the death of Alexander Litvinenko as being
"political scandals, which have nothing to do with reality". On energy, he also deplored that European try to apply their own standards to Russia and explained that Gazprom will
"preserve its integrity" and that
"this is purely national competence of the Russian federation, nobody can take this decision for us".
So what position should the EU take toward Russia? After evaluating the difficulties of signing a new partnership agreement,
The Economist presents an easier solution. Until more favourable political conditions emerge (Mr Putin is supposed to step down in 2008), EU and Russia can extend the current partnership. Easy course since such an extension happens automatically unless one side pulls out. Ambiguity would remain. But it truly reflects how the two partners feel about each other,
The Economist points out.
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