Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
Depuis le 10-09-2006 :
159505 visiteurs
Depuis le début du mois :
6588 visiteurs
Billets :
85 billets

Des murmures bruxellois rapportés par The Economist évoquent une issue possible à la crise constitutionnelle. Ils partent du constat qu'il sera difficile à l'Union, malgré l'insistance de Mme Merkel, d'atteindre un accord entre les Etats membres sur la question constitutionnelle avant la fin de l'année 2007, alors que le - ou la - Présidente(e) français(e) ne sera élu(e) que le 6 mai et l'Assemblé nationale le 17 juin et que Gordon Brown devrait succéder à Tony Blair cette même année.
N'oublions pas la révision budgétaire de 2008
En outre, il est clair pour tous que l'actuel Chancelier de l'Echiquier, Gordon Brown, se montre beaucoup plus eurosceptique que Tony Blair. Il l'a démontré, notamment, lors de la très laborieuse négociation des perspectives financières 2007-2013.
Or justement, l'accord finalement obtenu par la présidence britannique contient une clause qui prévoit une révision approfondie du budget en 2008. Dès lors, négociations budgétaires et constitutionnelles risquent de s'entrechoquer. Mais cette rencontre pourrait être une chance pour deux questions qui peuvent éventuellement se marier, explique The Economist.
Un mariage de raison
Il est bien connu des diplomates que plus il y a de "boîtes" de négociation sur la table, chacune défendue par tel ou tel acteur, plus le consensus final sera aisé à atteindre, dans la mesure où chacun pourra à la fois céder sur un point et obtenir gain de cause sur un autre. Ainsi, marier la question budgétaire à la question constitutionnelle pourrait permettre d'avancer sur chacune d'entre elles.
Si Gordon Brown obtient ce qu'il demande avec insistance, c'est-à-dire une profonde réforme de la PAC (le retrait de Jacques Chirac devrait la faciliter..), peut-être sera-t-il plus disposé à accepter un nouveau traité constitutionnel. Parallèlement, la suppression du rabais britannique, qui n'aurait alors plus de réelle justification, pourrait conduire les Etats de l'Est, en particulier la Pologne et la République tchèque, à se satisfaire d'un traité constitutionnel qui s'accompagne d'un budget plus ambitieux.
Quoi qu'il en soit, il semble logique de lier les questions budgétaire et constitutionnelle, car elles révèlent toutes deux l'ambition européenne. Voilà un mariage de sous et de droit qui pourrait faire de bien beaux enfants...
You are invited to the wedding of Mr Budget and Miss Constitution
This week, The Economist tells us some Brussels' whispers. These ones talk about a potential solution to the EU constitutional crisis. They acknowledge the fact that, despite Ms Merkel's dedication, it will be difficult for the Union to reach a compromise on the constitutional issue before the end of 2007, since the new French president will be elected on May 6th and the new National Assembly will not be chosen until June 17th. Furthermore, there is also the prospect of Gordon Brown taking over from Tony Blair in Great-Britain.
Let's not forget the budgetary review planned for 2008
It is clear for everyone that the chancellor of the exchequer, Gordon Brown, is much more of a Euro-sceptic than is Tony Blair. He proved it, although he did not need to, during the toilsome discussion over the financing package for 2007-2013.
The agreement eventually brokered by the British presidency includes a clause promising a thorough budgetary review in 2008. Conclusion: budgetary and constitutional issues might meet each other next year. But this meeting might be a chance for these two issues that could get along pretty well, explains The Economist.
A marriage of convenience
Diplomats know for a fact that the more negotiating boxes there are, the easier to find a compromise. Indeed, each party will then be able to make a concession on some points and obtain satisfaction on others. Thus, marrying the budgetary and the constitutional issues could lead to a progress for each one.
If Gordon Brown obtains what he has for long been asking for, i.e. a CAP reform (undoubtedly made easier by Jacques Chirac's retreat), he might accept a revised constitution after all. In the same way, suppressing the British rebate, which would then become redundant, could lead Eastern countries, Poland and the Czech Republic in particular, into a constitutional agreement linked with an ambitious budget.
In any case, marrying budgetary and constitutional issues makes sense. Both reveal what ambition for Europe is being laid down. This marriage of money and law could make really beautiful children...
Publié par floe26 à 11:04:31 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires