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l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

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Les fiançailles annoncées de Mr le Budget et Melle la Constitution | 24 mars 2007

Des murmures bruxellois rapportés par The Economist évoquent une issue possible à la crise constitutionnelle. Ils partent du constat qu'il sera difficile à l'Union, malgré l'insistance de Mme Merkel, d'atteindre un accord entre les Etats membres sur la question constitutionnelle avant la fin de l'année 2007, alors que le - ou la - Présidente(e) français(e) ne sera élu(e) que le 6 mai et l'Assemblé nationale le 17 juin et que Gordon Brown devrait succéder à Tony Blair cette même année.

N'oublions pas la révision budgétaire de 2008

En outre, il est clair pour tous que l'actuel Chancelier de l'Echiquier, Gordon Brown, se montre beaucoup plus eurosceptique que Tony Blair. Il l'a démontré, notamment, lors de la très laborieuse négociation des perspectives financières 2007-2013.

Or justement, l'accord finalement obtenu par la présidence britannique contient une clause qui prévoit une révision approfondie du budget en 2008. Dès lors, négociations budgétaires et constitutionnelles risquent de s'entrechoquer. Mais cette rencontre pourrait être une chance pour deux questions qui peuvent éventuellement se marier, explique The Economist.

Un mariage de raison

Il est bien connu des diplomates que plus il y a de "boîtes" de négociation sur la table, chacune défendue par tel ou tel acteur, plus le consensus final sera aisé à atteindre, dans la mesure où chacun pourra à la fois céder sur un point et obtenir gain de cause sur un autre. Ainsi, marier la question budgétaire à la question constitutionnelle pourrait permettre d'avancer sur chacune d'entre elles.

Si Gordon Brown obtient ce qu'il demande avec insistance, c'est-à-dire une profonde réforme de la PAC (le retrait de Jacques Chirac devrait la faciliter..), peut-être sera-t-il plus disposé à accepter un nouveau traité constitutionnel. Parallèlement, la suppression du rabais britannique, qui n'aurait alors plus de réelle justification, pourrait conduire les Etats de l'Est, en particulier la Pologne et la République tchèque, à se satisfaire d'un traité constitutionnel qui s'accompagne d'un budget plus ambitieux.

Quoi qu'il en soit, il semble logique de lier les questions budgétaire et constitutionnelle, car elles révèlent toutes deux l'ambition européenne. Voilà un mariage de sous et de droit qui pourrait faire de bien beaux enfants...

You are invited to the wedding of Mr Budget and Miss Constitution

This week, The Economist tells us some Brussels' whispers. These ones talk about a potential solution to the EU constitutional crisis. They acknowledge the fact that, despite Ms Merkel's dedication, it will be difficult for the Union to reach a compromise on the constitutional issue before the end of 2007, since the new French president will be elected on May 6th and the new National Assembly will not be chosen until June 17th. Furthermore, there is also the prospect of Gordon Brown taking over from Tony Blair in Great-Britain.

Let's not forget the budgetary review planned for 2008

It is clear for everyone that the chancellor of the exchequer, Gordon Brown, is much more of a Euro-sceptic than is Tony Blair. He proved it, although he did not need to, during the toilsome discussion over the financing package for 2007-2013.

The agreement eventually brokered by the British presidency includes a clause promising a thorough budgetary review in 2008. Conclusion: budgetary and constitutional issues might meet each other next year. But this meeting might be a chance for these two issues that could get along pretty well, explains The Economist.

A marriage of convenience

Diplomats know for a fact that the more negotiating boxes there are, the easier to find a compromise. Indeed, each party will then be able to make a concession on some points and obtain satisfaction on others. Thus, marrying the budgetary and the constitutional issues could lead to a progress for each one.

If Gordon Brown obtains what he has for long been asking for, i.e. a CAP reform (undoubtedly made easier by Jacques Chirac's retreat), he might accept a revised constitution after all. In the same way, suppressing the British rebate, which would then become redundant, could lead Eastern countries, Poland and the Czech Republic in particular, into a constitutional agreement linked with an ambitious budget.

In any case, marrying budgetary and constitutional issues makes sense. Both reveal what ambition for Europe is being laid down. This marriage of money and law could make really beautiful children...

Publié par floe26 à 11:04:31 dans Actualité | Commentaires (0) |

"Le coq et la perle", une profession de foi européenne | 16 mars 2007

Ce week-end, une proposition de lecture européenne : Le coq et la perle, Cinquante ans d'Europe de Sylvie Goulard, paru en ce début d'année aux éditions du Seuil.

"L'Europe communautaire est un trésor, une perle fine". Lire les mots de Sylvie Goulard fait du bien. Du moins si vous êtes ce qu'on appelle un(e) "Européen(ne) convaincu(e)". Car Sylvie Goulard vient vous dire que vous avez bien raison.

Et elle le dit bien. Au fil d'un voyage avec les pères fondateurs mettant en lumière cinquante ans d'Europe, on découvre la lucidité et le franc-parler d'un Paul-Henri Spaak, la passion d'un Jean Monnet pour la cause communautaire et surtout les idées précises de la nouvelle présidente du Mouvement Européen France (qui succède à Pierre Moscovici).

Un plaidoyer pour la méthode communautaire

Défendant farouchement la méthode communautaire fondée sur le vote majoritaire, l'équilibre des "petits" et des "grands" et un système institutionnel original, l'auteur ne cache pas son scepticisme face aux "ersatz" qui s'en écartent, en particulier la méthode ouverte de coordination et la politique étrangère et de sécurité commune. En ce qui concerne la MOC, Sylvie Goulard juge que "le choix de procédures dont il est hautement probable qu'elles ne permettront pas d'arriver à un résultat rapide est scandaleux". Même constat sur la PESC : "l'efficacité est sacrifiée au maintien des prérogatives des Etats".

Se libérer de l'Etat-nation

Plus fondamentalement, le lecteur est ici invité à une remise en cause plus brutale, qui après tout se révèle séduisante : pourquoi ne pas balayer le dogme de l'Etat-nation, qui présente cette forme d'organisation politique comme la fin de l'Histoire? "A l'échelle du monde, tout se passe comme si les hommes avaient ainsi fait le choix collectif de ne pas régler les problèmes pour ne pas faire de peine aux Etats, auxquels, ils accordent, manifestement, une importance démesurée". Donnant lieu à une coopération intergouvernementale inefficace au regard des possibilités offertes par la méthode communautaire, la préservation du statu quo étatique vaut-elle vraiment la peine de renoncer à "l'émergence d'une puissance publique européenne capable de peser dans ce le monde et de faire goûter aux Européens les bénéfices de la globalisation, tout en préservant leur art de vivre" ?

Le discours en tout cas est convaincant, passionnant car riche en connaissances de la construction européenne. Centré sur l'analyse de l'attitude du coq français face à la perle européenne, il se révèle peut-être même trop exigeant dans la mesure où l'on se demande si la foi européenne dont il fait preuve sera un jour partagé par nos gouvernants et nos concitoyens.

Publié par floe26 à 21:45:11 dans Livres | Commentaires (6) |

1ère rencontre européenne de Grenoble | 10 mars 2007

Cette semaine s'est déroulée la 1ère rencontre européenne de Grenoble, fêtant les 50 ans des traités de Rome. Organisé en grande partie par Alp'Europe, l'association des étudiants du Master Europe de l'Institut d'Etudes Politiques, ce colloque d'un peu plus de deux jours a permis à de nombreux invités de s'exprimer sur l'Europe (les vidéos des conférences seront disponibles d'ici une dizaine de jours sur le site du colloque). Voici quelques paroles rapportées sur divers sujets.

Sur le referendum de Mai 2005

"Cabrement de la Nation", selon Pierre Moscovici qui présente ainsi le résultat : "le Oui était nécessaire mais le Non était logique".
Pour Florence Chaltiel, le référendum peut s'analyser comme le "rite initiatique de la démocratie européenne", consacrant l'entrée de l'Europe sur la place publique, après la première immixtion de 1992. Pour la première fois, l'Europe devenait un débat du café du commerce.
Néanmoins, deux ans après, Jean-Luc Bennhamias relève que, face au 55% qui ont voté non au traité constitutionnel, les trois principaux candidats à l'élection présidentielle, représentant près de 75% des intentions de vote, s'étaient tous prononcé en faveur du oui.

Sur le traité constitutionnel

Pour Pierre Moscovici, la Constitution est caduque. Mais le mini-traité, ou "cherry-picking" proposé par Sarkozy, est "débile", contraire aux désirs des 18 pays ayant déjà approuvé le traité constitutionnel et cadeau offert aux "non silencieux" (Pologne, République tchèque, Grande-Bretagne).

Sur la campagne présidentielle

Selon Pierre Moscovici, la campagne présentait deux risques pour l'Europe : l'escamotage et la caricature. Résultat : on a les deux. Néanmoins, Florence Chaltiel tente d'atténuer le pessimisme ambiant en soulignant que l'Europe est tout de même bien plus présente dans la campagne qu'en 2002 par exemple.

Sur la France dans l'Europe

Pierre Moscovici met en avant la chute de l'influence française sur la scène européenne. Au Parlement européen notamment, où il occupe le poste de Vice-Président, il constate la faiblesse française née de l'éclatement de la représentation française. [Mais n'est-ce pas là un bon signe pour le Parlement europén ?] A la Commission, Pierre Moscovici souligne la faible influence de Jacques Barrot au regard de son prédécesseur au même poste, Pascal Lamy. Enfin, il insiste sur l'absence de projet français pour l'Europe, à l'inverse de la Grande-Bretagne ou l'Espagne par exemple.

Sur le Parlement européen

"Institution fascinante" pour Paul Magnette, qui a priori ne devrait pas marcher étant donné sa complexité, et qui pourtant, fonctionne plutôt bien, grâce notamment à un noyau dur de passionnés. Les différents députés européens présents ont tous insisté sur l'efficacité du Parlement, présenté comme l'institution qui monte, comme le point positif d'une Europe qui tourne au ralenti.

Sur le siège du Parlement européen

Dans 20 ans, le Parlement européen ne sera plus à Strasbourg, annonce Pierre Moscovici. Toutefois, il importera alors de préserver le symbole de la réconciliation franco-allemande en offrant une compensation à Strasbourg, qui pourrait prendre la forme d'une grande université européenne, explique Jean-Luc Bennhamias (eurodéputé Vert), reprenant ainsi la proposition de l'eurodéputé polonais Bronislaw Geremeck.
Au contraire, Benoît Hamon et Claire Gibault, députés européens (PSE et ADLE respectivement) se montrent attachés à la présence du Parlement à Strasbourg, malgré les coûts engendrés par les migrations mensuelles et les difficultés d'accès. Claire Gibault compare la symbolique du Parlement à Strasbourg au multilinguisme : une source de complexité mais une richesse indiscutable et indispensable de l'Union.

Sur la Commission européenne

La Commission actuelle n'a pas été épargnée par les critiques :
"Faible et présidentialisée" selon Pierre Moscovici, elle souffre de la qualité relative de ses membres : Alfred Grosser présente ainsi Jacques Delors comme le dernier Président de la Commission qui ait eu du courage et du caractère.

Sur l'élargissement

Pour Pierre Moscovici, la France se sent mal à l'aise, décentrée dans l'Europe actuelle. Annonçant que l'on se dirige vers une Europe à 30 ou 35, il présente la Russie comme la frontière extérieure. Toutefois, pour ce strausskhanien, l'adhésion à l'UE des pays du Maghreb est, à long terme, une perspective à ne pas exclure.

Sur le couple franco-allemand

Alfred Grosser explique qu'aujourd'hui, il n'y a pas de couple franco-allemand : Angela Merkel n'a pour l'instant pas d'interlocuteur français.
Cette dernière se montre, selon Pierre Moscovici, peu satisfaite de la campagne française dans l'ensemble. Moins attachée au franco-allemand que ses prédécesseurs, elle reproche à Nicolas Sarkozy de négliger la substance du traité constitutionnel et à Ségolène Royal de vouloir recourir à nouveau au referendum sur ce sujet.

Sur la gouvernance économique

Les propositions ont été nombreuses dans ce domaine :

  • l'impôt européen est défendu par Pierre Moscovici (qui préconise 1% en plus sur l'impôt sur les sociétés par exemple) et Benoît Hamon
  • un SMIC européen (Pierre Moscovici)
  • l'augmentation des pouvoirs de l'Eurogroup (Pierre Moscovici, Marie-Annick Barthe, Maître de conférences en sciences économiques à Paris V).
  • l'assouplissement, voire la suppression du Pacte de stabilité et de croissance (Jerôme Creel, OFCE).
  • la capacité de l'UE à faire de l'emprunt (Benoît Hamon)
  • la prise en charge de la politique de change par le Conseil, compétence qu'il exerce théoriquement en vertu de l'article 111 du traité CE, mais qui est de fait exercée par la BCE (Benoît Hamon)
  • l'augmentation de la responsabilité de la BCE face au Parlement européen, sur le modèle américain (Benoît Hamon)

Sur l'Europe politique

Pour Michel Rocard, "l'Europe politique n'existe pas, elle a été assassinée".
Plus optimiste mais néanmoins critique, Paul Magnette présente les moyens de politiser l'Europe :

  • structurer la conscience de l'Europe
  • structurer également l'opposition à l'Europe (il manque ainsi à l'Europe une fonction tribunitienne, capable de prendre en charge les voix de l'opposition)
  • ouvrir les canaux d'expression directe des citoyens (à travers notamment le droit d'initiative civique, prévu par le traité constitutionnel)
  • européaniser les medias et les grandes forces politiques, en particulier la démocratie chrétienne et la social-démocratie, plutôt en retard dans ce domaine.

Sur l'Europe sociale

Benoît Hamon, eurodéputé (PSE) appelle de ses vœux un modèle social européen, palliant des modèles sociaux nationaux tous plus ou moins défaillants. Une proposition que Florence Chaltiel juge sans doute prétentieuse, dans la mesure où nos partenaires européens ne sont pas nécessairement disposés à accepter la volonté française d'imposer les questions sociales au niveau européen.

Sur l'Europe de la défense

Bertrand Vayssière, Maître de conférences à l'Université de Pau, annonce la "fin de l'âge de l'innoncence", "la fin de l'Europe comme puissance civile".
Jean-Sylvestre Mongrenier remet quant à lui en cause une vision trop tranchée de l'atlantisme : "une fois qu'on est membre de l'OTAN, on est d'une manière ou d'une autre atlantiste". Pour ce dernier, il faut oser la puissance, condition existentielle pour l'UE.

Et pour rire un peu

Quelques blagues relatées par Alfred Grosser :
Une blague belge : "pour faire de l'argent, achetez les Français pour ce qu'ils valent et revendez pour ce qu'ils s'estiment".
Sur la reconnaissance française envers l'Europe : "Arianne est une fusée française quand elle part, une fusée européenne quand elle rate".
Sur la science politique : "le politologue, c'est celui qui explique après ce qui devait inévitablement se passer".

Photos: moscovici.typepad.fr et Parlement européen

Publié par floe26 à 14:38:45 dans Actualité | Commentaires (0) |

Le football, une réussite européenne | 04 mars 2007

Le sport, et donc le football, n'est pas une compétence communautaire. Pour autant, le football constitue une véritable réussite européenne. C'est ce qu'explique Thomas Ferenczi, correspondant du Monde à Bruxelles : le football se comprend aujourd'hui à une échelle européenne, qui apparaît comme évidente. Lyon-Rome, Barcelone-Liverpool, autant d'affiches qui passionnent et attirent des spectateurs et téléspectateurs plus nombreux que pour un match de championnat national.

Car l'étalon de la valeur d'un club de football aujourd'hui est européen. Le constat souvent établi de la faiblesse des clubs français naît de l'analyse de leurs résultats dans les coupes européennes, en premier lieu la Ligue des Champions. Au contraire, la valeur des joueurs français se mesure à leur présence dans les clubs phares des championnats anglais, espagnol, italien et allemand.

L'Europe s'impose ainsi comme le cadre de référence en matière de football. Un tel constat est loin de pouvoir s'appliquer à d'autres domaines, pourtant largement communautarisés : l'emploi, le commerce, l'énergie, l'environnement, la santé, parmi d'autres. Pour ces derniers, si les acteurs professionnels sont sans aucun doute conscients de la réalité européenne, la population dans son ensemble ne raisonne pas encore en termes européens. Pour le football, au contraire, la réalité européenne s'impose à tous et non pas aux seuls acteurs professionnels.

Moteur de cette européanisation, l'UEFA peut être alors présentée comme une partenaire privilégiée de l'UE, comme une "petite sœur" qui suit la dynamique de la plus grande. Mathématiquement parlant, il faudrait d'ailleurs plutôt parler de grande sœur puisque l'UEFA est née en 1954. De la même génération, l'UEFA et l'UE vont fêter ensemble l'anniversaire de cette dernière : le 13 mars, un match de gala sera organisé à Manchester, opposant l'équipe de Manchester United à une sélection européenne. Selon M. Barroso, "c'est une belle manière de marquer le cinquantième anniversaire de la création de l'UE, avec le football, ce merveilleux sport qui inspire les Européens comme nul autre et leur fait partager une passion et un langage communs".

Football : a European success

Sport, including football, does not rank as one of EU competencies. Yet, football is a real European success, explains Thomas Ferenczi, Le Monde's correspondent in Brussels. Football is now to be understood at the European level, which solely makes sense. Games such as Lyon vs. AS Roma or Barcelona vs. Liverpool draw crowds bigger than those watching national games.

The standard of football quality has become European. French clubs are deemed to be a bit under as people look at their results in European cups, and above all in the Champions League. On the contrary, the quality of French players is revealed by their presence in top clubs of the British, Spanish, Italian and German championships.

Thus in football, the framework is now clearly European. Saying that is not as easy in respect to fields that are yet much more regulated by the European Union, such as employment, business, energy, environment, health, among others. In these fields, if professionals are undoubtedly aware of the European reality, citizens do not yet think in a European frame. In football however, the European reality is clear to everyone and not only to the professionals.

Having led this Europeanization, the UEFA appears as a privileged partner of the EU, as a "little sister" that follows her elder. Mathematically speaking though, one should talk about the older sister since the UEFA was founded in 1954. Belonging to the same generation, the UEFA and the EU are going to celebrate together the birthday of the latter: on March 13th, a charity match will be organized in Manchester, between Manchester United and a European XI containing some of the continent's top players. According to the president of the European Commission, Mr Barroso, "it is a great way to mark the 50th anniversary of the creation of the European Union, through the great game of football that inspires Europeans in a unique way, through a shared passion and a language shared by all".

Publié par floe26 à 21:47:02 dans Football | Commentaires (2) |

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