Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
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Publié par floe26 à 23:13:42 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
On se dirige clairement vers un traité - ne prenons plus le risque de l'appeler "constitutionnel" - amoindri. Deux voix nous le rappellent cette semaine. La première n'est pas étonnante, c'est celle de Tony Blair, qui vient d'accorder
un entretien à plusieurs journaux européens dont Le Monde.Interrogé sur sa position à propos des projets de réforme institutionnelle relancés par l'Allemagne, voici sa réponse :
"Nous devons faire un pas en arrière et renoncer à un traité constitutionnel sur lequel aucun accord ne sera trouvé. Nous voulons un traité traditionnel modifié qui améliore les règles de fonctionnement de l'Europe. Quant aux détails, je ne vais pas les négocier en public. Ce sera un objet de discussion entre Européens. J'ai signé le traité constitutionnel. Nous aurions pu vivre avec. Mais maintenant, nous devons tenir compte de la nouvelle réalité née des "non" néerlandais et français. Nous devons écouter les peuples".
Constitution + vs. Constitution -
We are heading toward a diminished treaty. This week, two voices are pretty clear about that. The first one won't surprise you. Let's hear Tony Blair, who gave an interview to several European newspapers including Le Monde.
Asked about his position on institutional reform projects led by Germany, he answered:
"We must step backward and give up the idea of a constitutional treaty on which no agreement will be found. We want a revised conventional treaty which makes Europe work more effectively. (...) I signed the constitutional treaty. We could have lived with it. But now we must take into account the big reality born with the French and Dutch no. We must listen to the people"(translated from French).
His answer is clear: the negative referendums in France and in the Netherlands drove us backwards. Facing the subtility of the French say, which asks for less Europe and more Europe at the same time, Tony Blair has made his choice.
The other voice chose the written way. Angela Merkel, the German Chancellor, sent this week a letter to all Member States, announced European Voice. Her letter reminds them of her desire to see the Union work on a "renewed common basis" before the European Parliament elections in 2009. Aware of the fact that action is needed if this deadline is to be met, Angela Merkel explains that "every effort will have to be made to restrict changes to what is absolutely necessary to reach an overall agreement and to ensure ratification by all member states". Her letter gives an idea of these changes, asking a few questions to the Member States as an introduction to a round of consultations that is to start at the end of the month. Following here is an extract of these questions, given by European Voice:
I take you can't helped but notice the repetition of the word "dropping". Naturally, the German Chancellor managed to balance this by asking the States to think about new issues which could settle in the final agreement such as the "new challenges" and the social dimension.
Yet, after hearing Tony Blair and still waiting for May 6th - second round of the French presidential elections - a feeling prevails: these "necessary presentational changes" - nice euphemism - will stay at the top of the list.
Photo: Reuters
Publié par floe26 à 12:24:25 dans Actualité | Commentaires (2) | Permaliens
Décidément, le football intéresse la Communauté européenne. Après la Commission qui organise un match de gala à Manchester (cf. billet "Le football, une réussite européenne" sur ce blog), c'est au tour du Parlement de parler un peu du ballon rond.
Jeudi 29 mars en plénière, deux textes ont été adoptés par le Parlement. Le premier était une résolution législative en vue de l'adoption d'une décision du Conseil concernant la sécurité lors de matches de football revêtant une dimension internationale.
L'avenir du football professionnel selon le Parlement européen
Le second, plus développé, était une résolution sur l'avenir du football professionnel en Europe, adoptée suite au rapport du député belge Ivo Belet. Dans ce texte, le Parlement cherche d'abord à expliquer sa démarche. Le sport n'étant pas à proprement parler une compétence communautaire, cela semble judicieux même si les résolutions du Parlement - textes non contraignants - peuvent avoir trait à tous les sujets. Pour le Parlement, "la professionnalisation et la commercialisation croissantes du sport en général et du football en particulier ont accru considérablement l'incidence du droit communautaire dans ces domaines, ce que reflète le nombre croissant d'affaires pendantes devant la Cour de justice et la Commission. Dans ce contexte, le problème de l'insécurité juridique s'est considérablement aggravé (...)".
Afin de contrer cette insécurité juridique née de l'absence de régulation au niveau européen, le Parlement se prononce pour une intégration des aspects économiques du sport dans le champ communautaire et invite la Commission à élaborer des lignes directrices dans cette perspective.
L'affaire Charleroi et la formation
Le Parlement évoque également l'affaire Charleroi - soutenu par le G14 qui regroupe les clubs européens les plus puissants, le club de Charleroi conteste la mise à disposition gratuite des joueurs aux équipes nationales - actuellement pendante devant la Cour de justice et au sujet de laquelle il estime qu'elle "pourrait sérieusement réduire les possibilités qu'ont les petites et les moyennes associations nationales de football de participer à des compétitions internationales et pourrait menacer les investissements essentiels qu'opèrent les associations nationales dans le football amateur". Le Parlement considère à cet égard "que les clubs devraient libérer les joueurs appelés en équipe nationale sans prétendre à une compensation".
Par ailleurs, un soutien explicite est apporté aux clubs formateurs, et en particulier, aux mesures de l'UEFA imposant un nombre minimum de joueurs locaux dans les effectifs. Voilà qui plaira sans doute aux clubs français mais on peut se demander si la CJCE n'y verra pas une atteinte à l'arrêt Bosman, consacrant la libre circulation des footballeurs communautaires.
La main sur le coeur européen?
De manière générale, la résolution du Parlement européen met le doigt sur les problèmes cruciaux auxquels le football fait face aujourd'hui. Son utilité ne fait à cet égard aucun doute, même si sa portée est entièrement conditionnée par les mesures prises par l'UEFA, la FIFA et éventuellement les autres institutions de l'Union européenne. L'européanisation du football semble en tout cas s'accélérer, même si finalement l'idée de jouer l'hymne européen et de faire flotter le drapeau européen lors des finales de la Ligue des Champions et de l'Euro a été retirée juste avant le vote.
Publié par floe26 à 21:20:22 dans Football | Commentaires (5) | Permaliens
Thalys : l'Europe express
Gare de Lyon - gare du Nord, le temps d'une course avec le RER pour attraper le Thalys. Une fois attrapé, le parfum de l'international s'impose immédiatement. Voiture 7, quelques Chinois essayent déjà de s'endormir, un cache sur les yeux. Voiture 6, un couple hollandais regarde passer les retardataires avec un intérêt non dissimulé. Voiture 5, c'est la nôtre : un tas d'étudiants lui-même international s'insère parmi les jeunes espagnoles et les ladies américaines. En quatre langues, une voix nous souhaite la bienvenue. Déjà, Bruxelles s'approche.
Ballet européen et plénière très privée
Arrivée au quartier européen. Le ballet attendu, celui des grosses voitures plaquées "EU" et des fonctionnaires en costards/tailleurs commence. Il est 17h, Bruxelles, pour l'instant n'émerveille pas. Sous les portiques du Parlement européen, ma ceinture, comme à l'aéroport, me vaut une petite inspection supplémentaire.
Il est 19h, immixtion en plénière. A dire vrai, plutôt qu'une séance plénière, il faudrait annoncer une séance très privée, où seuls les eurodéputés devant prendre la parole - c'est-à-dire une trentaine - sont présents. Explication : le travail, les discussions ont eu lieu en amont et le vote a lieu demain. Conséquence : aucune raison pour les députés d'être présent.
Il est 22h30, une conclusion s'impose : les Bruxellois dînent tôt. Quick et McDonald's fermés, il faut marcher. Demain, les deux autres pointes du triangle institutionnel.
Suivons Zeus
A ma droite, Europe sur le taureau Zeus. A ma gauche, le voilier Traité de Rome « E la nave va ». En face, Justus Lipsius. Plus loin, une expo sur les 50 ans des traités de Rome avec les différents traités originaux. Bienvenue au Conseil.
Portiques, badges, brochures, of course. Attention, n'appuyez pas trop vite sur les boutons de l'ascenseur, sinon il ne part pas, nous prévient-on. Dans les salles de l'étage 20 (le 2e étage en fait), celui des groupes de travail, l'espace réservé aux cabines d'interprétation est trop étroit : 10 langues seulement, les délégations sont priées de gérer leur "stock d'interprétation". Aux niveaux 35 et 50 par contre, les 23 langues sont disponibles. Ce sont les niveaux des ministres et des chefs d'Etat...
Il est 14h, entrée dans une petite église de briques rouges. Une église ? Non en fait, la bibliothèque de la Commission et son service des visites. L'intérieur d'ailleurs ne ressemble nullement à une église - photos interdites désolé -. Plantes vertes omniprésentes, petite cour intérieure, machines à café high tech, powerpoint prêt à l'emploi, hôtesses d'accueil en tailleur bleu, le service visites de la Commission est manifestement bien rôdé.
Puis Gaston
Ce matin, Gaston nous indique le chemin vers la Représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne. Le musée de la BD, ce sera pour plus tard. Proche de Ste-Gudule, la RP prend de la distance avec le rond-point Schuman et la rue de la Loi. Une distance symbole d'une perte d'influence française au sein des institutions européennes ? Certainement pas, nous répète-t-on. La discussion est en tout cas agréable et l'atmosphère de la maison accueillante.
Il est 12h. Après l'Europe, vient désormais le tour de Bruxelles et de ses gaufres.
Publié par floe26 à 15:51:50 dans Opinions | Commentaires (2) | Permaliens
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