Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
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Pour sa dernière rentrée avant le renouvellement de juin 2009, le Parlement européen vit une rentrée agitée.
Premières sessions plénière à Bruxelles
Il a d'abord dû faire face à l'impromptu : l'effondrement d'une partie du faux plafond de l'hémicycle à Strasbourg le 7 août dernier. Les réparations ont été entamées immédiatement, plus rapidement que l'information sur l'accident, qui n'a filtré que cinq jours plus tard... Mais au-delà des réparations, il s'agit de vérifier l'ensemble des bâtiments strasbourgeois, afin d'éviter que l'incident ne se reproduise, cette fois en présence de députés, employés ou visiteurs... Privés d'hémicycle, où pouvaient donc se réunir les eurodéputés en session plénière du 1 au 4 septembre ?
A Strasbourg, répond Bernd Posselt, député PPE-DE bavarois, puisque tel est le siège officiel du Parlement défini par le Conseil européen d'Edimbourg de 1992. Les locaux du Conseil de l'Europe, tous proches, accueillaient d'ailleurs les eurodéputés avant la construction du Parlement européen en 1999.
A Bruxelles, répondent les eurodéputés hostiles aux navettes bruxello-strasbourgeoises mensuelles. Le Parlement européen y dispose en effet d'un hémicycle et de nombreuses salles de réunion car Bruxelles accueille, toujours en vertu du Conseil européen d'Edimbourg, les réunions des commissions parlementaires, ainsi que des mini sessions plénières, organisées sur deux demi-journées six fois par an pour compléter les douze sessions plénières tenues à Strasbourg.
A Bruxelles, a tranché l'administration du Parlement européen. La première session plénière à Bruxelles de l'histoire - encore jeune - du Parlement européen a donc eu lieu la semaine dernière. Et la deuxième aura lieu prochainement, puisque la deuxième session plénière de septembre (le mois de septembre compte deux sessions plénières en raison de la pause du mois d'août), du 22 au 25, sera elle aussi tenue à Bruxelles, les travaux de vérification des bâtiments strasbourgeois n'étant pas complètement achevés.
Vous l'aurez compris, cette histoire de plafond a relancé la querelle du toit du Parlement, récurrente mais dont l'issue est bouchée par la contrainte de l'unanimité au Conseil, nécessaire pour modifier les dispositions actuelles.
Un programme législatif chargé
Les questions organisationnelles ne sont pas les seules à l'ordre du jour du Parlement. Les mois qui viennent sont en effet décisifs pour aboutir sur des dossiers qui risquent d'être enterrés sous le poids des échéances institutionnelles à venir : nouveau Parlement à l'été 2009, nouvelle Commission à l'automne 2009, entrée en vigueur éventuelle du traité de Lisbonne alors que l'on annonce un nouveau vote irlandais au mois d'août 2009.
Au programme notamment, le paquet énergie-climat, transmis par la Commission au 1er semestre 2008 et visant à donner à l'Union européenne un rôle moteur dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Autre dossier, le paquet sécurité maritime, dit "Erika 3", destiné à améliorer la sécurité des navires et la réponse de l'UE face aux catastrophes maritimes (d'où la référence à l'Erika). Face aux réticences des Etats membres, le Parlement européen veut se montrer uni pour exiger des avancées sur ce dossier.
Enfin, s'il ne dispose pas de compétence législative dans le domaine des affaires étrangères, le Parlement européen n'est resté ni sourd, ni muet sur la Géorgie. Ecoutant un Bernard Kouchner fatigué venir effectuer un compte-rendu du Conseil européen extraordinaire sur la Turquie, le Parlement européen a ensuite voté une résolution assez proche de la position du Conseil. Sur ce coup là, le Parlement a préféré la voix soudée de l'UE au face-à-face avec le Conseil.
Publié par floe26 à 22:46:44 dans En direct du Parlement européen | Commentaires (0) | Permaliens
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