Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
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La commission des affaires
constitutionnelles du Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur
d'une visibilité accrue des symboles de l'UE au sein de la maison parlementaire
européenne. Le drapeau européen devrait ainsi orner chacune des salles, la
devise "Unis dans la diversité" figurer sur chacun des documents
officiels et l'hymne européen "L'ode à la joie" de Beethoven être
joué au début de chaque session plénière.
Symboles et certitudes
Le renforcement des symboles
européens, une idée de la défunte Constitution, qu'elle avait emporté avec elle
dans la tombe. Il s'agit en effet de l'un des toilettages ayant permis de
renommer la Constitution "Traité de Lisbonne".
Les conséquences juridiques de
cet abandon sont faibles : la démarche du Parlement européen le prouve.
Celui-ci est libre de fixer ses règles de procédure interne et use ici de cette
discrétion pour s'avancer sur un enjeu que les analystes des référendums
français et néerlandais avaient identifié comme controversé.
Drapeau, quel drapeau ?
Loin d'être uniquement décoratif,
le drapeau européen porte en lui l'enjeu de la puissance politique de l'UE. En
Russie la semaine dernière, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil,
avait été accueilli par des drapeaux uniquement français. Prévoyante, la délégation
européenne avait emmené dans ses bagages des drapeaux européens, qu'elle a tenu
à placer autour du podium de la conférence de presse. "Oubliant" le
drapeau de l'UE, la Russie cherchait à démontrer qu'elle ne négociait pas avec
une union politiquement négligeable, mais avec la France.
L'eurodéputé conservateur
britannique Timothy Kirkhope a bien compris la portée politique des symboles
européens. Pointant l'inutilité et la flagornerie de la réforme envisagée au
Parlement, il a expliqué avoir voté contre cet "étalage de nationalisme
européen".
Photo: ploum.frimouvy.org/images/drapeau.jpg
Publié par floe26 à 23:15:30 dans Opinions | Commentaires (0) | Permaliens
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