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EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

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De retour à Strasbourg | 24 octobre 2008


Le Parlement européen revenait cette semaine à Strasbourg pour la session plénière. Impressions.
 
 


De retour dans l'hémicycle, de nombreux députés ont levé les yeux au ciel, enfin au plafond (cf post "
Une rentrée parlementaire agitée"). Une fois rassurés, ils se sont penchés sur l'agenda chargé qui les attendait cette semaine.

 And the winner is...

 Distribution de prix d'abord : prix Lux pour le film des frères Dardenne "Le silence de Lorna", prix Sakharov pour le dissident chinois Hu Jia  malgré les pressions chinoises et prix de Commissaire européenne au commerce pour la britannique Catherine Ashton. Son audition lundi soir n'a pas véritablement convaincu les députés européens mais plusieurs raisons les ont conduits à approuver sa nomination à une très large majorité mercredi : 
  • la satisfaction pour certains de voir partir Peter Mandelson explique une bienveillance de jeune marié envers la nouvelle commissaire au commerce

  • le consensus et notamment l'accord entre la Commission européenne, la présidence française et le gouvernement britannique sur ce dossier ont invité les députés européens à une prudence diplomatique

  • d'autant que ni le texte des traités ni la pratique n'ont jusqu'à ce jour répondu à la question de savoir si le Parlement européen peut rejeter la candidature d'un commissaire remplaçant un autre en cours de mandat


     La star de la semaine ne fut donc pas Catherine Ashton. Mais qui alors ? Vous l'avez deviné bien sûr...

    Un Eurogroupe convoité

    Mardi matin, les tribunes de l'hémicycle ont fait le plein pour la présentation des conclusions du Conseil européen des 15 et 16 octobre derniers par le président en exercice du Conseil, Nicolas Sarkozy. Dans un hémicycle qui lui réussit plutôt bien et où il prend ses habitudes, faites d'échanges mi-frondeurs mi-complices avec Martin Schulz le président du groupe socialiste au Parlement européen, Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour la pérennisation de l'Eurogroupe réuni au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, sous la bénédiction des députés européens qui ont largement soutenu cette proposition. Or dans la mesure où les deux prochaines présidences - tchèque puis suédoise - ne font pas partie de la zone euro, Nicolas Sarkozy se verrait bien rester à la tête de cet Eurogroupe "amélioré" jusqu'à la présidence espagnole au premier semestre 2010. Ni Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe "traditionnel" réunissant les ministres des finances de la zone euro, ni l'Allemagne, qui craint une remise en cause de l'indépendance de la Banque centrale européenne, ne voient cette démarche d'un bon œil.

    Cure minceur pour le budget 2009

    Enfin qui dit session d'octobre dit vote en première lecture du budget : ici prend fin l'élan fédéraliste qui a marqué le reste de cette session. L'Union européenne atteint en effet un niveau historiquement bas pour le budget 2009 : 0,89% du PIB pour un plafond fixé à 1,24%. Financé par les budgets exsangues des Etats membres, le budget européen subit logiquement les contrecoups de la crise.    


A la question l'Europe sort-elle renforcée ou affaiblie de la crise économique et financière ?,  la réponse est donc loin d'être évidente.
 


Photos: Hu Jia (©BELGA_AFP PHOTO_Frederic J BROWN), Catherine Ashton, Prix Lux et Nicolas Sarkozy (PE).


Publié par floe26 à 16:03:30 dans En direct du Parlement européen | Commentaires (0) |

Foot et finances selon la FIFA | 14 octobre 2008


 Invité par la commission de la culture et de l'éducation (qui inclut le sport) du Parlement européen lundi dernier, Sepp Blatter, le président de la FIFA a appelé l'Union européenne à réagir face à la prise de contrôle financière des clubs européens par des investisseurs étrangers. Ces prises de contrôle, de plus en plus nombreuses, font couler beaucoup d'encre chez les commentateurs et provoquent des réactions ambivalentes chez les supporteurs. Si certains se réjouissent d'un afflux financier permettant au club d'acheter des joueurs de classe mondiale, d'autres n'acceptent pas la marchandisation à outrance qu'elles entraînent, déplorent la perte d'identité du club et l'abandon de ses valeurs traditionnelles.

Manchester : rat des villes ou rat des champs ?

 Une ville anglaise symbolise aujourd'hui cette évolution. A Manchester, deux clubs se disputent le leadership, Manchester City et Manchester United. Champion d'Angleterre et vainqueur de la Ligue des Champions l'année dernière, Manchester United a quelques longueurs d'avance grâce à un effectif constellé de stars, payées par des capitaux américains. Face à cette domination des "bourgeois" d'United, les supporteurs de Manchester City revendiquaient leur identité plus populaire.

Puis le club a été racheté par l'ancien premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, qui vient à son tour de le vendre à un consortium financier des Emirats Arabes Unis. Première recrue du nouveau président : Robinho, star brésilienne venu du Real Madrid. Objectif affiché : devenir le plus grand club du monde. Jusqu'ici, l'objectif fixé au club chaque année était simple : battre United lors du derby mancunien.

Les supporteurs de City déçus de cette évolution pourront toujours rejoindre les tribunes du F.C United of Manchester, fondé par les supporteurs de Manchester United qui n'ont pas accepté les rachats successifs de Rupert Murdoch et de Malcolm Glazer.

J'ai envie d'un nouveau club... Rouge ou noir ?

"Il faut faire quelque chose contre ces présidents milliardaires" a estimé lundi Sepp Blatter. "De nos jours, on achète un club comme on achète un maillot de foot. Il y a quelque chose qui ne va pas et c'est pourquoi je demande à l'Union européenne d'agir. (...) Il ne s'agit pas uniquement de l'Angleterre car cela va se répandre dans toute l'Europe".

Dans la Premier League anglaise, 8 clubs sur 20 appartiennent à des investisseurs étrangers. "Cela crée un risque d'instabilité pour ces équipes et la compétition en général", commente le président de la FIFA. "L'idéal serait que les clubs soient financés par des investisseurs locaux".

En gravitation ?

La crise financière rend ce problème encore plus urgent, insiste Blatter. Pour autant, le football semble pour l'instant immunisé face à l'épidémie qui touche les marchés mondiaux. L'éclatante santé financière de certains clubs paraît même indécente et pousse l'International Herald Tribune à se demander "combien de temps le football va continuer à défier les lois de la gravité financière" (édition du 8 octobre).

"J'appelle l'UEFA à travailler au plus vite avec l'Union européenne pour rendre les règles plus strictes, autrement il y aura de grosses difficultés financières dans le futur" a conclu le président de la FIFA.

Dans l'Humanité, Benoît Hamon, eurodéputé socialiste, surenchérit : "Les pétrodollars russes ou d'ailleurs pleuvent sur le foot sans que l'on sache leur origine. (...) Il faut des règles de transparence. (...) Mais [les libéraux et les conservateurs] sont contre une DNCG (Direction Nationale de Contrôle de Gestion, chargée de surveiller les comptes des clubs de football professionnels en France) chargée de faire la transparence sur les flux financiers" (édition du 9 octobre).

Un gendarme footeux ?

Un gendarme financier européen : les demandes de Sepp Blatter et de Benoît Hamon rejoignent finalement les appels de Nicolas Sarkozy pour une plus grande régulation financière européenne. Alors, le football ne pourrait-il servir de terrain d'entraînement pour ce gendarme financier européen ?

Photos: Yahoo!, Parlement européen.  

 

Publié par floe26 à 23:22:25 dans Football | Commentaires (0) |

2009 ou le casse-tête européen, épisode 2 | 05 octobre 2008


On annonçait l'année 2009 compliquée pour l'UE (lire 2009 ou le casse-tête européen, épisode n°1). Le référendum irlandais ne l'a en rien simplifié.

Certains, dont je fais partie, critiquaient l'objectif d'une entrée en vigueur du traité de Lisbonne au 1er janvier 2009. Six mois avant les élections européennes, il aurait fallu installer les nouveaux postes de l'UE - Président du Conseil, Haut Représentant pour la politique étrangère - sans être en mesure de tenir compte de l'équilibre politique sorti des urnes.

 Aujourd'hui, il est peu réaliste d'imaginer que le traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur avant les élections européennes. Les autorités irlandaises n'envisagent pas un nouveau vote avant l'été, malgré la pression de certains Etats membres. Pour Jean-Claude Juncker, il est clair que le traité ne s'appliquera pas avant 2010.

Mais si une entrée en vigueur le 1er janvier 2009 convenait mal aux échéances européennes, le 1er janvier 2010 ne constitue pas une solution plus adéquate. Elle signifie en effet que l'ensemble des rendez-vous institutionnels de 2009 se fera sous l'empire du traité de Nice : les élections au Parlement européen mais également le renouvellement de la Commission européenne.

Or le traité de Nice prévoit expressément que la prochaine Commission rassemble moins de commissaires que d'Etats membres. Contrairement au traité de Lisbonne, le traité de Nice ne prévoit pas la possibilité pour le Conseil européen de garder le nombre de commissaires à 27. Dès lors, deux scénarios sont envisageables :

  • la nouvelle Commission est choisie à l'été 2009 selon le calendrier habituel et installée à l'automne après la confirmation du Parlement européen, avec moins de 27 commissaires. Le plus probable serait que le Conseil opte pour une Commission à 26, le commissaire aux relations extérieures disparaissant au profit du Haut Représentant pour la politique étrangère, qui resterait en dehors du collège - officiel - des commissaires. 

  • la Commission Barroso actuelle voit son mandat prolongé jusqu'à l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. C'est juridiquement possible (le mandat de la Commission en place prenant fin avec la confirmation de la nouvelle Commission) et historiquement éprouvé.

Alors 2009, cauchemar ou fantasme des diplomates ? Les citoyens ont sans doute leur petite idée sur la question...

Image: europa.eu

Publié par floe26 à 18:02:56 dans Opinions | Commentaires (0) |

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