Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
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Voici venue l'heure des vacances, de la vadrouille et de l'abandon d'internet ! Bonnes vacances à tous et rendez-vous en septembre !
It's now time to leave Brussels and the internet and wander around : happy holidays to you all and see you in September !
Publié par floe26 à 17:20:58 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Rassurer. Protéger.
Voilà les deux mots-clés, il semble, de la présidence française du Conseil, qui débute cette semaine.
Rassurer car l'Europe inquiète. Tel est le message envoyé par les citoyens irlandais mais également par leurs voisins européens. Le dernier Eurobaromètre est clair à cet égard : un tiers des Français perçoit la construction européenne comme une source de crainte (30% comme une source d'espoir et 37% ne se prononcent pas). En 2003, 61 % des Français disaient percevoir la construction européenne comme une source d'espoir.
Le verre est à moitié vide pour l'Europe en ce moment.
Alors soit on change le regard de celui en face du verre, soit on verse un peu d'eau.
Le président polonais a trouvé une autre solution : jeter l'eau, vider le verre.
Parade de la Commission et de la présidence française : couvrir le verre, étouffer la tempête qui s'y prépare. Puis s'occuper de la carafe afin de remplir le verre avec élégance et si possible, sous le regard de tous.
Dans la carafe, le paquet énergie-climat, le pacte sur l'immigration et le renforcement de la défense européenne notamment. Rassurer, protéger. Notre environnement, nos frontières.
Mais l'ensemble est paradoxal. En matière d'environnement et de défense, les projets européens se pensent vers l'extérieur. L'UE souhaite jouer un rôle pionnier en matière de lutte contre le réchauffement climatique, dans le but d'entraîner le reste du monde à la suivre dans ses efforts. L'Europe de la défense, ainsi qu'on la désigne souvent, couvre en fait des missions de protection de la paix gérées par des forces européennes dans le monde entier.
Par définition, la régulation de l'immigration se conçoit elle contre l'extérieur. Rassurer. Protéger. Certes, mais prenons garde au risque d'une Europe repliée sur elle-même, contraire à la vision des pères fondateurs et à l'esprit qui anime la construction européenne depuis ses débuts, celui d'une aventure ouverte, novatrice et audacieuse. Celui d'un verre à moitié plein.
Publié par floe26 à 20:46:51 dans Opinions | Commentaires (0) | Permaliens
L'Euro 2008 de football s'est clôturé hier soir avec une victoire de l'Espagne sur l'Allemagne. Face au ballet des drapeaux et au concert des hymnes nationaux, certains se sont fait la remarque que la compétition exacerbait les sentiments nationalistes et allait donc à contre-courant de l'idée européenne.
Bien au contraire. Au sortir de la victoire, Fernando Torres, le buteur espagnol, déclarait hier soir que remporter l'Euro équivalait quasiment à un sacre mondial. L'Euro est même souvent considéré comme une compétition plus difficile que la Coupe du monde dans la mesure où le niveau général est plus élevé. L'Euro s'est donc imposé comme une compétition de référence pour les équipes nationales, une échéance cruciale leur permettant de s'étalonner face à leurs voisins européens. Un enjeu fondamental donc, dont l'importance se mesure à l'ampleur du dépit affiché par les équipes non qualifiées, à l'image de l'Angleterre cette année.
Alors certes, le supporteur français, espagnol ou suédois affiche clairement sa préférence mais celle-ci ne se conçoit pas en contradiction avec l'idée européenne. Au contraire, le cadre de référence en matière de football est bien le cadre européen et non plus le cadre national.
Qui irait accuser un supporteur de Marseille ou de Nancy d'être antifrançais ?
Il est vrai que le football a pu et peut servir d'instrument de revendication nationaliste ou indépendantiste, en Espagne (FC Barcelone, Athletic Bilbao) par exemple. Mais ces équipes participent au championnat national et ses supporteurs ne voudraient le quitter pour rien au monde.
Les socios du Barca ne rêvent que d'une chose, battre le Real Madrid et remporter le championnat. Or cette logique ne fait que renforcer la prégnance du championnat national et donc du cadre national.
Le raisonnement est transposable au niveau européen. En rêvant de triompher à l'Euro, les équipes nationales et leurs supporteurs démontrent l'évidence du cadre européen.
Un cadre européen élargi puisqu'il s'en est fallu de peu pour que la finale n'oppose la Russie et la Turquie, les deux demi-finalistes malheureux. Du grain à moudre pour l'UE ? C'est un autre débat...
Photo: UEFA
Publié par floe26 à 19:24:34 dans Football | Commentaires (3) | Permaliens
Lors de son congrès à Sydney cette semaine, la FIFA (Fédération internationale de football) s'est prononcée en faveur de la mise en place de la règle du « 6 + 5 », contre-attaquant ainsi le Parlement européen qui avait voté contre quelques semaines plus tôt.
La règle "6 + 5" vise à imposer aux clubs de jouer avec au moins 6 joueurs éligibles en sélection nationale. En d'autres termes, un club français devrait jouer avec 6 joueurs français au moins sur le terrain, un club anglais avec 6 joueurs anglais, etc. De fait, c'est le plus souvent le cas en ce qui concerne les clubs français. Beaucoup moins en ce qui concerne les clubs anglais... A ce point de l'exposé, il est quasi-obligatoire de ressortir l'exemple d'Arsenal, premier club anglais à avoir aligné régulièrement une équipe ne comptant aucun anglais sur le terrain et entraînée par un français, Arsène Wenger. Arsenal, bel exemple d'un foot sans frontières et de la primauté du talent ou symbole du foot-business ?
La FIFA penche plutôt vers la seconde solution. Cherchant à protéger les équipes nationales face à ce qu'elle considère être les effets pervers de l'arrêt Bosman, elle a donc élaboré ce principe du "6 + 5" afin de garantir un lien minimum entre les clubs et les équipes nationales correspondantes. Rappelons qu'en 1995, l'arrêt Bosman de la Cour de justice européenne, déclarait contraire à la libre circulation des travailleurs la limitation du nombre de joueurs communautaires dans les clubs européens.
La FIFA tente donc de revenir sur cette jurisprudence, estimant qu'elle favorise les clubs les plus riches. Sepp Blatter (photo), le président de la FIFA, explique ainsi que "le système actuel va à l'encontre du principe actuel d'égalité des compétitions et de revalorisation des équipes nationales. C'est un système égoïste. Il ne faut pas laisser les riches devenir plus riches".
Mais si l'objectif est sans aucun doute louable, le moyen choisi par la FIFA pour y parvenir n'est pas forcément le meilleur. D'abord et avant tout parce qu'il est contraire aux principes de droit communautaire, créant une discrimination entre nationaux et non-nationaux à l'heure où l'entraîneur détermine sa composition. C'est ce qu'a souligné le Parlement européen en votant il y a quelques semaines le livre blanc sur le sport.
A la place du "6 + 5", le Parlement européen soutient une règle défendue par l'UEFA, imposant aux clubs de compter un minimum de joueurs formés chez eux dans l'équipe première (8 joueurs sur les 25 de l'équipe, dont au moins 4 formés dans le club et les autres formés dans la même ligue).
Visant à inciter les clubs à investir dans la formation, celle-ci permet par contre d'échapper aux quotas de nationalité, tout en permettant a priori de donner leur chance aux jeunes nationaux. La Fédération anglaise, dont l'équipe nationale ne s'est pas qualifiée pour l'Euro débutant dans quelques jours, reproche ainsi ouvertement aux clubs anglais de ne pas donner leur chance aux jeunes anglais, en achetant des jeunes formés à l'étranger.
Dans le détail, la "home-grown rule" défendue par le Parlement européen et l'UEFA prévoit que les 8 joueurs concernés doivent avoir été enregistrés pour un minimum de 3 saisons dans le club - ou la ligue - entre l'âge de 15 ans et de 21 ans. Or aujourd'hui, la formation des joueurs de football débute de plus en plus tôt et un bon joueur se repère dès 12-13 ans, voire plus tôt. Les grands clubs achètent donc les joueurs de plus en plus jeunes, se contentant de peaufiner leur formation avant de les lancer dans le grand bain.
Photo: AFP.
Publié par floe26 à 19:09:45 dans Football | Commentaires (1) | Permaliens
"OLAF" est l'acronyme de :
a) Organisation de la législation administrative fondamentale
b) Office européen de lutte anticontrefaçon
c) Office européen de lutte antifraude
d) Organisation européenne des forces armées
Réponse à la question précédente : Institué en 2002, Eurojust est un nouvel organe de l'Union européenne chargé d'améliorer l'efficacité des autorités compétentes des États membres dans leur lutte contre les formes graves de criminalité organisée transfrontalière. Installé d'abord provisoirement à Bruxelles depuis le 1er mars 2001, il a ensuite été transféré à La Haye en décembre 2002.
The acronym "OLAF" stands for:
a) Organisation for Legislation on Administration and Finance
b) Office for Legal Action on Fraud
c) Office Européen de lutte antifraude (European Anti-Fraud Office)
d) European Organisation of Armed Forces
Answer to the previous question : Eurojust is a new European Union body established in 2002 to enhance the effectiveness of the competent authorities within Member States when they are dealing with serious cross-border and organised crime. It operated from Brussels on a provisional basis from 1 March 2001 and moved to The Hague in December 2002.
Publié par floe26 à 19:16:51 dans Question du jour | Commentaires (1) | Permaliens
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