Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.
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De retour dans l'hémicycle, de nombreux députés ont levé les yeux au ciel, enfin au plafond (cf post "Une rentrée parlementaire agitée"). Une fois rassurés, ils se sont penchés sur l'agenda chargé qui les attendait cette semaine. 
malgré les pressions chinoises et prix de Commissaire européenne au commerce pour la britannique Catherine Ashton. Son audition lundi soir n'a pas véritablement convaincu les députés européens mais plusieurs raisons les ont conduits à approuver sa nomination à une très large majorité mercredi :la satisfaction pour certains de voir partir Peter Mandelson explique une bienveillance de jeune marié envers la nouvelle commissaire au commerce
le consensus et notamment l'accord entre la Commission européenne, la présidence française et le gouvernement britannique sur ce dossier ont invité les députés européens à une prudence diplomatique
La star de la semaine ne fut donc pas Catherine Ashton. Mais qui alors ? Vous l'avez deviné bien sûr...
A la question l'Europe sort-elle renforcée ou affaiblie de la crise économique et financière ?, la réponse est donc loin d'être évidente.
Photos: Hu Jia (©BELGA_AFP PHOTO_Frederic J BROWN), Catherine Ashton, Prix Lux et Nicolas Sarkozy (PE).
Publié par floe26 à 16:03:30 dans En direct du Parlement européen | Commentaires (0) | Permaliens
Invité par la commission de la
culture et de l'éducation (qui inclut le sport) du Parlement européen lundi
dernier, Sepp Blatter, le président de la FIFA a appelé l'Union européenne à
réagir face à la prise de contrôle financière des clubs européens par des
investisseurs étrangers. Ces prises de contrôle, de plus en plus nombreuses,
font couler beaucoup d'encre chez les commentateurs et provoquent des réactions
ambivalentes chez les supporteurs. Si certains se réjouissent d'un afflux
financier permettant au club d'acheter des joueurs de classe mondiale, d'autres
n'acceptent pas la marchandisation à outrance qu'elles entraînent, déplorent la
perte d'identité du club et l'abandon de ses valeurs traditionnelles.
Manchester : rat des villes ou rat des champs ?
Une ville anglaise symbolise
aujourd'hui cette évolution. A Manchester, deux clubs se disputent le
leadership, Manchester City et Manchester United. Champion d'Angleterre et
vainqueur de la Ligue des Champions l'année dernière, Manchester United a
quelques longueurs d'avance grâce à un effectif constellé de stars, payées par
des capitaux américains. Face à cette domination des "bourgeois"
d'United, les supporteurs de Manchester City revendiquaient leur identité plus
populaire.
Puis le club a été racheté par l'ancien premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, qui vient à son tour de le vendre à un consortium financier des Emirats Arabes Unis. Première recrue du nouveau président : Robinho, star brésilienne venu du Real Madrid. Objectif affiché : devenir le plus grand club du monde. Jusqu'ici, l'objectif fixé au club chaque année était simple : battre United lors du derby mancunien.
Les supporteurs de City déçus de cette évolution pourront toujours rejoindre les tribunes du F.C United of Manchester, fondé par les supporteurs de Manchester United qui n'ont pas accepté les rachats successifs de Rupert Murdoch et de Malcolm Glazer.
J'ai envie d'un nouveau club... Rouge ou noir ?
"Il faut faire quelque chose contre ces présidents milliardaires" a estimé lundi Sepp Blatter. "De nos jours, on achète un club comme on achète un maillot de foot. Il y a quelque chose qui ne va pas et c'est pourquoi je demande à l'Union européenne d'agir. (...) Il ne s'agit pas uniquement de l'Angleterre car cela va se répandre dans toute l'Europe".
Dans la Premier League anglaise, 8 clubs sur 20 appartiennent à des investisseurs étrangers. "Cela crée un risque d'instabilité pour ces équipes et la compétition en général", commente le président de la FIFA. "L'idéal serait que les clubs soient financés par des investisseurs locaux".
En gravitation ?
La crise financière rend ce problème encore
plus urgent, insiste Blatter. Pour autant, le football semble pour l'instant
immunisé face à l'épidémie qui touche les marchés mondiaux. L'éclatante santé
financière de certains clubs paraît même indécente et pousse l'International Herald Tribune à se
demander "combien de temps le football va continuer à défier les lois de
la gravité financière" (édition du 8 octobre).
"J'appelle l'UEFA à travailler au plus vite avec l'Union européenne pour rendre les règles plus strictes, autrement il y aura de grosses difficultés financières dans le futur" a conclu le président de la FIFA.
Dans l'Humanité, Benoît Hamon, eurodéputé socialiste, surenchérit : "Les pétrodollars russes ou d'ailleurs pleuvent sur le foot sans que l'on sache leur origine. (...) Il faut des règles de transparence. (...) Mais [les libéraux et les conservateurs] sont contre une DNCG (Direction Nationale de Contrôle de Gestion, chargée de surveiller les comptes des clubs de football professionnels en France) chargée de faire la transparence sur les flux financiers" (édition du 9 octobre).
Un gendarme footeux ?
Un gendarme financier européen : les demandes de
Sepp Blatter et de Benoît Hamon rejoignent finalement les appels de Nicolas
Sarkozy pour une plus grande régulation financière européenne. Alors, le
football ne pourrait-il servir de terrain d'entraînement pour ce gendarme
financier européen ?
Photos: Yahoo!, Parlement européen.
Publié par floe26 à 23:22:25 dans Football | Commentaires (0) | Permaliens
Certains, dont je fais partie, critiquaient l'objectif d'une entrée en vigueur du traité de Lisbonne au 1er janvier 2009. Six mois avant les élections européennes, il aurait fallu installer les nouveaux postes de l'UE - Président du Conseil, Haut Représentant pour la politique étrangère - sans être en mesure de tenir compte de l'équilibre politique sorti des urnes.
Aujourd'hui,
il est peu réaliste d'imaginer que le traité de Lisbonne puisse entrer en
vigueur avant les élections européennes. Les autorités irlandaises n'envisagent
pas un nouveau vote avant l'été, malgré la pression de certains Etats membres.
Pour Jean-Claude Juncker, il est clair que le traité ne s'appliquera pas avant
2010.
Mais si une entrée en vigueur le 1er janvier 2009 convenait mal aux échéances européennes, le 1er janvier 2010 ne constitue pas une solution plus adéquate. Elle signifie en effet que l'ensemble des rendez-vous institutionnels de 2009 se fera sous l'empire du traité de Nice : les élections au Parlement européen mais également le renouvellement de la Commission européenne.
Or le
traité de Nice prévoit expressément que la prochaine Commission rassemble moins
de commissaires que d'Etats membres. Contrairement au traité de Lisbonne, le
traité de Nice ne prévoit pas la possibilité pour le Conseil européen de garder
le nombre de commissaires à 27. Dès lors, deux scénarios sont envisageables :
Alors
2009, cauchemar ou fantasme des diplomates ? Les citoyens ont sans doute leur
petite idée sur la question...
Image: europa.eu
Publié par floe26 à 18:02:56 dans Opinions | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par floe26 à 12:46:02 dans Le point sur: | Commentaires (1) | Permaliens
La commission des affaires
constitutionnelles du Parlement européen a voté la semaine dernière en faveur
d'une visibilité accrue des symboles de l'UE au sein de la maison parlementaire
européenne. Le drapeau européen devrait ainsi orner chacune des salles, la
devise "Unis dans la diversité" figurer sur chacun des documents
officiels et l'hymne européen "L'ode à la joie" de Beethoven être
joué au début de chaque session plénière.
Symboles et certitudes
Le renforcement des symboles
européens, une idée de la défunte Constitution, qu'elle avait emporté avec elle
dans la tombe. Il s'agit en effet de l'un des toilettages ayant permis de
renommer la Constitution "Traité de Lisbonne".
Les conséquences juridiques de
cet abandon sont faibles : la démarche du Parlement européen le prouve.
Celui-ci est libre de fixer ses règles de procédure interne et use ici de cette
discrétion pour s'avancer sur un enjeu que les analystes des référendums
français et néerlandais avaient identifié comme controversé.
Drapeau, quel drapeau ?
Loin d'être uniquement décoratif,
le drapeau européen porte en lui l'enjeu de la puissance politique de l'UE. En
Russie la semaine dernière, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil,
avait été accueilli par des drapeaux uniquement français. Prévoyante, la délégation
européenne avait emmené dans ses bagages des drapeaux européens, qu'elle a tenu
à placer autour du podium de la conférence de presse. "Oubliant" le
drapeau de l'UE, la Russie cherchait à démontrer qu'elle ne négociait pas avec
une union politiquement négligeable, mais avec la France.
L'eurodéputé conservateur
britannique Timothy Kirkhope a bien compris la portée politique des symboles
européens. Pointant l'inutilité et la flagornerie de la réforme envisagée au
Parlement, il a expliqué avoir voté contre cet "étalage de nationalisme
européen".
Photo: ploum.frimouvy.org/images/drapeau.jpg
Publié par floe26 à 23:15:30 dans Opinions | Commentaires (0) | Permaliens
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