Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

Juillet

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 10-09-2006 :
34996 visiteurs
Depuis le début du mois :
1953 visiteurs
Billets :
72 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Ingérence européenne... ou française ? | 20 octobre 2006





Ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat. Telle est l'accusation à laquelle Olli Rehn, Commissaire européen à l'élargissement, a dû faire face pour avoir déclaré dans Libération son opposition à la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. Ce dernier avait senti l'accusation poindre, et prit la précaution de rappeler qu'un "commissaire européen n'a ni la compétence ni l'habitude de se prononcer sur le droit souverain des parlements nationaux à promulguer des lois".

Il justifiait néanmoins son intervention par le souci de préserver la qualité du dialogue relatif à l'adhésion de la Turquie : "En revanche, à partir du moment où l'Union européenne invite des pays candidats à la rejoindre, la Commission se soucie de la qualité du dialogue, indispensable, qui doit s'établir entre des peuples appelés à partager cette aventure unique qu'est la construction européenne".

L'accusation d'ingérence, portée notamment par Laurent Leylekian, directeur de la Fédération Euro-Arménienne, tient de la mauvaise foi (ou d'une naïveté excessive). Elle sous-entend en effet que la proposition de loi française, si transformée en loi, ne jouerait aucun rôle dans le processus de négociations autour de l'adhésion de la Turquie. Car qui affirmerait que la Commission européenne est incompétente eu égard à ces négociations ?

Si ingérence il y a, elle vient plutôt du côté français. Certes, ce n'est pas la Commission qui décide de l'adhésion de nouveaux Etats à l'UE mais bien les Etats membres, qui doivent chacun donner leur accord. Néanmoins, à bien des égards, la France pervertit le processus d'adhésion de la Turquie.

Cette perversion vient d'abord de l'article 88-5 de la Constitution qui impose une ratification par référendum de l'éventuel traité autorisant l'adhésion de la Turquie (la Roumanie, la Bulgarie et la Croatie échappent quant à elles à cet examen populaire). Un tel référendum, légitime en soi dans la mesure où la position de la France est censée représenter celle de ses citoyens, aurait cependant été beaucoup plus logique avant l'ouverture des négociations.

Deuxième perversion, cette proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. Au-delà de la question de son opportunité et de sa qualité, proches de zéro, il est manifeste que cette proposition de loi fragilise le dialogue entre l'UE et la Turquie. D'autant plus que cette dernière continue à répéter qu'elle est prête à mettre en place une commission d'experts sur le sujet, et à suivre ses conclusions.

Cette double perversion souligne que les politiques français rechignent souvent à se prêter au jeu européen et semblent s'amuser à trahir les règles du jeu. Malheureusement, leur ego semble leur faire oublier les bonnes manières diplomatiques.



European interference?

Interference in the internal affairs of a country. That was the accusation Olli Rehn, European commissioner in charge of enlargement, had to answer after he declared in French daily Liberation that he was opposed to the bill which criminalises denial that the Armenians were victims of a genocide. Olli Rehn had foreseen the criticism and cautiously announced that "a European commissioner is not competent nor used to comment on the sovereign right of national parliaments to legislate".

He justified however his intervening by a concern over the dialogue with Turkey : "Yet, when the European Union invites willing candidates to join it, the European Commission is concerned with the quality of the dialogue which must take place between the peoples who are to live together the European venture".

The accusation of interference, made, among others, by Laurent Leylekian, head of the European Armenian Federation, is either hypocritical or excessively naïve. It supposes that the proposed French bill, if voted, would not influence in any way on the Turkish entry negotiations. Who would indeed say that the European commission is incompetent in respect of these negotiations?

If there is a case of interference, it would be on the French side. Admittedly, it is not the Commission which has the last word over new entries members but the member states (each has to agree with the enlargement). But France corrupts the Turkish entry process.

This perversion first comes from article 88-5 of the French Constitution, which makes necessary an approval by referendum of a treaty allowing Turkey to become an EU member (the entries of Romania, Bulgaria and Croatia are not submitted to this). This referendum is in itself legitimate since French stance on an issue supposedly represents its own citizens point of view. But it would have been more appropriate to hold one before the opening of entry negotiations.

The proposed bill criminalising denial that the Armenians were victims of a genocide is a second perversion. Beside the statement that the opportunity and the quality of this bill are close to zero, it is obvious that it threatens the dialogue between the EU and Turkey. It also denies the fact that Turkey repeatedly announced that it would gladly establish a group of experts on the subject and follow its conclusions.

This two-sided perversion reveals, if needed, that French politicians balk at the European game and seem to enjoy cheating with its rules. Unfortunately, their ego comes before diplomatic good manners.

Publié par floe26 à 22:54:20 dans Actualité | Commentaires (5) |

Qui a peur des Eurocrates ? | 07 octobre 2006


Photo : AP




"L'Eurocratie", i.e. la bureaucratie de Bruxelles, est sous le feu des critiques. Rien de nouveau me direz-vous... Un "noniste" qui revient à la charge ?

Or il s'agit en l'occurrence de Günter Verheugen, Commissaire allemand en charge de l'industrie et Vice-Président de la Commission. Dans un entretien accordé au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung cette semaine, il déclare que "l'évolution de ces dix dernières années a donné tellement de pouvoirs aux fonctionnaires que le devoir politique le plus important des 25 commissaires est devenu le contrôle de cet appareil". Il ajoute qu'il "existe une lutte de pouvoir permanente entre les commissaires et les hauts fonctionnaires. Certains d'entre eux se disent : le commissaire s'en va au bout de cinq ans, il n'est donc que le deuxième occupant de la maison, tandis que moi je reste là".

Le plus surprenant dans ces déclarations n'est pas la révélation de ces luttes de pouvoir intestines - qui ne sauraient étonner celui qui connaît le fonctionnement des administrations nationales - mais le fait qu'elles soient dénoncées au grand jour par un commissaire.

C'est le raisonnement que tient en tout cas la Commissaire luxembourgeoise chargée des télécommunications, Viviane Reding. Sur son blog, Jean Quatremer rapporte la réplique de Reding à son collègue : "Je suis étonnée que Verheugen parle de ses difficultés avec son équipe en public de cette manière (...). Nous pouvons toujours avoir des controverses avec nos fonctionnaires. Toutefois, dans mon département, nous les résolvons toujours en interne".

Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles du journal Libération, souligne que cette double-critique publique révèle un certain disfonctionnement au sein de la Commission, dans la mesure où un tel débat devrait se tenir entre les quatre murs de la salle de réunion du collège des commissaires.

Mais au-delà, ces controverses démontrent que la Commission est devenue un véritable lieu de pouvoir, au fonctionnement proche de celui des Gouvernements nationaux. Les Commissaires souffrent néanmoins d'une faiblesse vis-à-vis de leurs homologues nationaux : la légitimité politique. C'est en effet la légitimité politique qui permet de distinguer le "chef temporaire" d'une administration (le Commissaire ou le Ministre) du directeur général, le premier étant chargé de l'impulsion politique tandis que le second lui apporte une connaissance technique et pratique supplémentaire.

Prenons garde néanmoins à ne pas tomber dans les travers des gouvernements nationaux, composés de ministres qui sont souvent totalement incompétents dans le domaine qui leur est attribué. La Commission Barroso ressemble à cet égard un peu trop à un gouvernement national...



Who's afraid of the Eurocrats?

Eurocrats are being critiziced. Again. Who is attacking this time? A late opponent of the draft EU constitution?

In fact this time the criticism comes from Günter Verheugen, European commission vice president responsible for the industry portfolio. In an interview this week with the German daily Süddeutsche Zeitung, he observed that "the evolution of the last 10 years has given such power to the bureaucrats that the main political task of the 25 Commissioners has become the control of this apparatus". He adds that "there is a permanent struggle for power between commissioners and high-ranking bureaucrats. Some of them think: the Commissioner leaves after 5 years so he's only the housekeeper whereas I'm the one staying here".

What is most surprising may not be such power struggles being revealed. They wouldn't surprise anyone who knows how national administrations work. No, what seems curious is the fact that a Commissioner chooses to talk openly about it.

Viviane Reding, Commissioner in charge of the telecommunications portfolio, also thinks of it as being curious. Her comments are quoted on his blog by Jean Quatremer: "I am surprised that Verheugen talks about his difficulties with his team in public (...). Of course there can be controversies with the bureaucrats. However, in my department, we always find solutions internally".

Jean Quatremer, correspondent in Brussels for French daily Liberation, considers this exchange between the two Commissioners as a proof of a dysfunction within the Commission. Such a debate should rather take place inside the walls of the Commission meeting room.

These controversies prove that the Commission has become a real powerhouse, which functions much like national Governments. Commissioners however suffer from a crucial weakness, compared to their national counterparts: the lack of political legitimacy. It is indeed political legitimacy that discriminates between the temporary chief of an administration (the Commissioner or the Minister) and the head of cabinet. The former is in charge of giving political impetus while the latter brings him technical knowledge.

Yet let's make sure that the EU Commission does not make the same mistake often made by national Governments, composed of Ministers that know nothing of the area they are in charge of. In this respect, the Barroso Commission does look a little too much like a national Government...


Publié par floe26 à 11:22:53 dans Actualité | Commentaires (3) |

A quand le marché unique de la téléphonie mobile? | 30 septembre 2006





Cet été, vous avez peut-être voyagé en Europe. Sûrement, vous avez eu l'envie ou le besoin de téléphoner ou de recevoir des appels avec votre téléphone portable. Vous vous êtes alors rendu compte, en jetant un coup d'œil à la facture à la fin du mois, que les tarifs diffèrent grandement de ceux appliqués en France. Observons les d'un peu plus près.

Si l'on compare des forfaits similaires chez les trois grands opérateurs (forfait intégral 3h par exemple), l'on constate que le tarif est le même lorsque vous effectuez un appel de la zone 1 (rassemblant les Etats d'Europe occidentale) vers la France : 1€/min. Notons que les dix derniers Etats entrés dans l'Union comptent parmi la zone 2 (voire même la zone 3 chez Bouyges Telecom), pour laquelle l'appel vers la France est facturé 1,18€/min chez Orange, 1,20€/min chez SFR et 1,50€/min chez Bouyges Telecom. La réception d'appel va de 0,35€/min (SFR, zone 1) à 1€/min si vous visitez l'Estonie et êtes abonné chez Bouyges Telecom.

Si vous êtes titulaire d'un forfait 3h chez l'un de ces trois opérateurs (0,25€/min en national), téléphoner depuis l'Europe vous revient donc au minimum 4 fois plus cher. Il serait intéressant de savoir si le coût du service est effectivement 4 fois plus élevé pour l'opérateur. Il est permis d'en douter...

A l'heure du marché unique et de l'espace Schengen, cette situation doit nous étonner. Dans la mesure où les opérateurs profitent des frontières - qui devraient pourtant aujourd'hui être quasiment transparentes - pour augmenter leurs tarifs, ils s'inscrivent en contradiction avec le marché unique.

Par ailleurs, ces augmentations de tarifs lors de déplacements sur l'espace communautaire portent atteinte à la libre circulation des personnes. Elles imposent en effet un poids budgétaire supplémentaire aux personnes en déplacement.
Dès lors, la Communauté européenne, plus à même de s'attaquer efficacement à la question que les Etats membres, doit intervenir. La Commission européenne l'a compris. Elle a récemment proposé une régulation en la matière (12 juillet 2006), expliquant que 147 millions de citoyens européens se trouvent affectés par ces écarts tarifaires injustifiés. Elle propose de réduire de 70% le tarif des appels passés et reçus depuis l'Europe, en limitant par exemple le prix des appels à un maximum de 49 centimes la minute, afin de s'attaquer à ce qu'elle considère comme "l'une des dernières frontières intérieures du marché commun" (résumé de la proposition de régulation disponible sur le site de la Commission).

Si le Parlement européen et le Conseil des ministres européen soutiennent la proposition, celle-ci pourrait devenir norme européenne pour l'été 2007 et améliorer ainsi une situation qui le mérite amplement.




Travelling in Europe with your cell phone is bad for your purse

You might have travelled in Europe this summer. Surely, you wanted or needed to use your cell phone. A few days later, at the end of the month, while taking a look at the bill, you discovered that the prices are not the same when you are in Europe and when you are in France (assuming you're French of course). Indeed. Let's take a closer look.

If we compare similar packages offered by the three main French telecommunications companies (3 hours package for instance), we note that the price is the same if you call from zone 1 (West European states) to France: 1€/min. It should be said that the 10 New Entries Members belong to zone 2 (even zone 3 at Bouyges Telecom), from which a call to France is billed 1,18€/min by Orange, 1,20€/min by SFR and 1,50€/min by Bouyges Telecom. Receiving a call can cost you from 0,35€/min (SFR, zone 1) up to 1€/min if you're visiting Estonia and a Bouyges Telecom subscriber.

So if you have a 3hours package from one of these three companies (a national phone call then costs you 0,25€/min), calling from Europe is at least 4 times more expensive. It would be interesting to know if operating costs are indeed 4 times higher for the company. We can have doubts about that.

Such observations should surprise us when we know the words Schengen area and single market. Playing on borders - that should normally be almost inexistent – in order to raise the prices, the companies' strategy contradicts the single market spirit.

Moreover, high international mobile "roaming" charges threaten free movement of the persons. Travelling Europeans indeed must face an additional charge.

The European Community must act, being in a better position to do so than the Member states. The European Commission realized it and recently initiated an EU roaming regulation (July 12th 2006), which explains that 147 millions EU citizens are affected by roaming charges. The Commission proposes to cut prices of calls made and received from European countries by up to 70%, the maximum charge being 49 cents per minute, in order to tackle "one of the last borders within Europe's internal market" (a note on the proposed EU roaming regulation can be found on the Commission website).

If the European Parliament and the Council of Ministers were to support the proposition made by the Commission, it could be enforced by summer 2007. Let's hope it will, for the sake of those who love to discover Europe.

Publié par floe26 à 20:16:05 dans Opinions | Commentaires (2) |

Immigration : la nécessité d'une politique commune | 23 septembre 2006


photo : BBC News




Les vagues d'immigrants, de plus en plus fréquentes, qui échouent sur les plages des îles Canaries ont placé la question de l'immigration aux premiers rangs de l'agenda européen. Réunis en Finlande ce jeudi, les ministres de la justice européens, au lieu de trouver un point de départ pour répondre au problème, en ont profité pour se rejeter la responsabilité les uns sur les autres.

Le ministre de la justice espagnol, Juan Fernando Lopez Aguilar, a fait appel à la solidarité des autres Etats membres, réclamant une aide financière pour faire face à l'afflux actuel d'immigrants, provenant essentiellement d'Afrique de l'Ouest : "Nous voulons une aide financière, des ressources, des moyens, de la détermination et une prise de conscience que tout ceci est une réalité qui va nous accompagner tout au long du premier tiers du 21e siècle" a-t-il déclaré. Sa demande a été froidement reçue par l'Allemagne, l'Autriche et les Pays-Bas. Les journaux allemands rapportent que le ministre de l'intérieur Wolfgang Schäuble aurait déclaré que "ceux qui veulent résoudre les problèmes doivent arrêter de réclamer l'argent des autres".

L'Espagne se voit critiquée pour avoir régularisé environ 600,000 immigrants qui étaient entrés illégalement sur le territoire espagnol. Selon la ministre autrichienne, Karin Gastinger, cette méthode "envoie un mauvais signal". Le ministre de l'intérieur français, Nicolas Sarkozy, avait fait la même remarque il y a quelques jours. Pourtant lui-même s'est vu critiqué par la ministre néerlandaise de l'intégration et de l'immigration, Rita Verdonk, pour avoir régularisé 7,000 clandestins récemment.

Ces querelles sont inutiles. Pourtant elles s'expliquent : en effet, un immigrant régularisé en Espagne est de fait un immigrant régularisé dans l'Union (sauf en ce qui concerne le Royaume-Uni et l'Irlande). Pour cette raison, une résolution nationale de la question de l'immigration n'a aujourd'hui plus aucun sens, ce qu'oublient souvent de souligner les candidats à l'élection présidentielle en France.

L'immigration, depuis le traité d'Amsterdam, relève de la compétence communautaire. Depuis le 1er janvier 2005, les mesures relatives aux contrôles des frontières et à la lutte contre l'immigration clandestine sont soumises au vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil tandis que les mesures relatives à l'immigration légale doivent être adoptées à l'unanimité des Etats membres.

Il est urgent que les 25 élaborent une politique commune claire en la matière. Pour cela, ils doivent abandonner l'unanimité sur tous les aspects relatifs à l'immigration. Ils ne doivent pas non plus se contenter de répondre au problème de l'immigration illégale en cherchant à maîtriser les frontières mais doivent surtout se soucier de définir les conditions d'une immigration légale. En jouant sur l'attrait de l'Union, qu'il faut valoriser, et sur sa diversité, cette immigration légale doit pouvoir être à la fois large et correspondre aux besoins des 25.




Immigration: we need a common policy

The waves of immigrants which run aground on the Canaries Islands' beaches pushed the issue of immigration on top of the European agenda. Meeting in Finland this Thursday, the European justice ministers could not find an agreement. Instead they blamed each other over how to handle the matter.

The Spannish justice minister, Juan Fernando Lopez Aguilar, called for solidarity. He asked for financial aid to help face the current immigrants' flow, mainly coming from West Africa. "We want money, resources, means, determination and the consciousness that this is a reality which is going to accompany us along the first third of the 21st century", Mr Lopez Aguilar said. Deustchland, Austria and the Netherlands gave his request a cold reception. German newspapers quote the interior minister, Wolfgang Schäuble, as saying that "those who want to solve problems must stop asking for the money of others".

Spain is being critizised for having legalized around 600,000 illegal immigrants. According to the Austrian minister, Karin Gastinger, such a decision "sends the wrong signal". French interior minister, Nicolas Sarkozy, made the same comment a few days ago. Yet he is himself being critiziced by the Dutch integration and immigration minister, Rita Verdonk, for having also recently legalized some 7,000 illegal immigrants.

Such quarrels are a time-wasting. However they make sense: an immigrant legalized in Spain is indeed an immigrant legalized throughout the Union (except for the United Kingdom and Ireland). For this reason, states alone tackling the issue do not make sense anymore. French presidential candidates should explain that a little bit more often.

Since the Amsterdam Treaty, immigration comes within the competence of the European Community. Since January 1st 2005, regulations in respect to borders' controls and fight against illegal immigration must be adopted with qualified majority voting in the European Council, whereas regulations in respect to legal immigration must be adopted with unanimity of the member States.

The Member States should quickly define a clear common policy tackling the issue. To achieve this goal, they must move toward qualified majority voting in all respects regarding immigration. Moreover, they should not only focus on illegal immigration, trying to control the borders. Maybe first, they should define the conditions surrounding legal immigration. Playing on its seducing power and its diversity, the Union should be able to absorb a rather large legal immigration which fits the various needs of the Member States.

Publié par floe26 à 16:16:25 dans Actualité | Commentaires (1) |

Un gouvernement européen ? | 15 septembre 2006

photo : Friends of Europe / Les Amis de l'Europe




Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur en campagne pour les élections présidentielles de 2007, a prononcé vendredi 8 septembre un discours devant le think-tank européen Les Amis de l'Europe précisant les orientations qu'il préconise pour le futur de l'UE. Outre l'adoption d'un mini-traité reprenant les dispositions essentielles du traité constitutionnel de 2004, M. Sarkozy s'est montré audacieux en proposant une réforme profonde de la Commission (texte disponible sur le site des Amis de l'Europe).

Rappelons d'abord que la composition de la Commission est une question potentiellement explosive, qui fait frémir dans les couloirs de Bruxelles ou de Strasbourg. Le traité de Nice (2001) prévoit qu'une fois l'Union passée à 27 membres, le Conseil européen doit décider du nombre de commissaires (nécessairement inférieur à 27) et des règles de rotation, et ce, à l'unanimité.

Nicolas Sarkozy, évoquant un « saut conceptuel », propose la création d'une Commission plus politique, dont la composition serait décidée par son Président. Ce dernier devrait tenir compte des équilibres politiques révélés par les élections européennes et veiller également à l'équilibre entre les Etats membres. La logique ici à l'œuvre est celle qui préside à la composition des Gouvernements nationaux.

Cette proposition a le mérite de proposer, justement. Elle soulage peut-être le Conseil, mais pose en contrepartie un poids extrêmement lourd sur les épaules du Président de la Commission, qui devra satisfaire à la fois chaque Etat membre, ainsi que les eurodéputés. Une telle pression, néanmoins, peut s'avérer positive : elle oblige en effet le Conseil à désigner comme Président, un homme ou une femme, dont la stature politique convient à la fonction. Le Président jouirait alors d'une place plus affirmée au cœur des institutions européennes et apparaîtrait, sans doute plus qu'aujourd'hui, comme le garant de l'équilibre et de l'intérêt général européens.

Le revers de la médaille, c'est le risque d'une instabilité plus grande au sommet de l'Union, risque inhérent à une politisation de la Commission. En d'autres termes, veut-on d'une Europe politique ?

Il me paraît souhaitable que l'Union européenne acquiert une identité politique plus forte, que les élections européennes deviennent un véritable enjeu de débat, offrant à chaque citoyen européen l'occasion d'expliquer quelle Europe il désire. Or si les résultats des élections européennes permettent de déterminer la composition de la Commission et influencent de ce fait les orientations des politiques communautaires, il me semble qu'un grand pas serait fait dans cette voie. A ce titre, la réforme présentée par Nicolas Sarkozy mérite toute notre attention et me paraît beaucoup moins contestable que ses propositions en matière de politique intérieure.




A European Government ?

On Friday September 8th, Nicolas Sarkozy, the French interior minister and presidential candidate, made clear what directions he deems the EU should take on the future. In a speech delivered before the European think-tank Friends of Europe, Mr Sarkozy took an ambitious stance, proposing a radical reform of the European Commission (his speech can be accessed on the website of the Friends of Europe). He also advocates for the drawing-up of a "mini-treaty" that would take up the main clauses of the 2004 EU constitution.

One must first know that the make-up of the Commission is a highly sensitive question, which gives headaches to many in European governments. The Nice treaty (2004) provides for the European Council to decide unanimously over the number of commissioners (which must be under 27) and the system of rotation, the moment the EU welcomes Romania and Bulgaria.

Mr Sarkozy proposes the creation of a much more political Commission, in which commissioners would be appointed by the Commission President. The President would have to take into account the balance between political forces, as well as the balance between Member States. In other words, the method used here is close to the method used to form Governments in most of European states.

This proposal at least opens the debate. It may relieve the European council but on the other hand it strongly burdens the Commission President, who must satisfy the Member states as well as the MEPs. Nonetheless, such a high pressure may be beneficial: it forces the Council to appoint as President a man or a woman politically able to fit in the position. The Commission President would thus benefit from a more central and stronger position in the heart of European institutions. He would then appear, more than he does today, as the guarantor of checks and balances in the EU.

The downside is the risk of a greater instability on top of the EU if the Commission is to become more political. In other words, the question is: do we want a political Europe?

It appears to me desirable that the EU gains a stronger political identity, that the European elections become a real place of debate, allowing every European citizen to explain what Europe he wants. Now, if the European elections determine the composition of the Commission and thus influence the direction of European policies, it seems to me that it would be a step in the right direction. In that respect, the reform announced by Mr Sarkozy deserves our attention and is, in my opinion, less questionable than his stance on domestic affairs.


Publié par floe26 à 15:17:38 dans Actualité | Commentaires (3) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| >>