Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

Juillet

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 10-09-2006 :
34996 visiteurs
Depuis le début du mois :
1953 visiteurs
Billets :
72 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Les députés concluent sur la CIA et l'Europe : un rapport important mais décevant | 17 février 2007

Retour sur un sujet déjà plusieurs fois évoqué sur ce blog. Le Parlement européen a voté mercredi 14 février le rapport de la Commission temporaire sur l'utilisation alléguée de pays européens par la CIA. Ainsi que l'enquête menée ces derniers mois par les parlementaires le laissait supposer, le rapport critique la passivité des Etats européens face aux opérations menées par la CIA. Selon celui-ci, certains pays européens ont "fermé les yeux" sur des vols opérés par la CIA qui "dans certains cas, ont servi à effectuer des restitutions extraordinaires ou à transporter des prisonniers de façon illégale". "Des installations de détention secrètes ont pu être situées dans des bases militaires américaines" situées sur le territoire européen et "il a pu se produire une absence de contrôle" de ces bases de la part de pays hôtes européens. Néanmoins, ce rapport déçoit, à deux titres au moins.

Pas de preuves

Depuis le rapport intermédiaire présenté en juillet 2006, la Commission parlementaire chargée d'enquêter n'a pas réussi à obtenir les preuves dont elle manquait. Dès lors, le rapport doit se contenter d'un conditionnel frustrant. De fait, comme le souligne Libération, le rapport adopté ce mercredi n'apporte rien de nouveau au regard du travail rédigé par le parlementaire suisse Dick Marty pour le Conseil de l'Europe et publié en juin dernier. Les présomptions d'une large complicité européenne avec les activités de la CIA en sortent toutefois renforcées.

Un Parlement hésitant au moment de conclure

La surprise vient plus des conditions dans lesquelles ce rapport a été adopté. 382 parlementaires se sont prononcés pour, 256 contre et 74 se sont abstenus. Le PPE-DE, qui constitue le plus grand groupe politique du Parlement européen, a très largement voté contre : "Le PPE-DE n'a pas soutenu le rapport final à cause du manque de preuves venant confirmer l'existence de fautes commises par les Etats membres" a expliqué le député italien et porte-parole du groupe Jas Gawronski. La gauche et le centre-droit ont au contraire massivement voté pour ce texte et ont condamné le manque de solidarité et la "cacophonie" (Carlos Coehlo, député centre-droit, cité par EUobserver) dont a fait preuve le Parlement européen à cette occasion.

Souvent déterminé à démontrer son indépendance dans les causes de ce genre, le Parlement européen a ici été l'objet de pressions constantes par les Etats, en particulier ceux dont la collaboration avec la CIA a été la plus importante (Pologne, Italie, Portugal, Autriche, Royaume-Uni). Si le rapport critique "l'absence de coopération" des Etats, voire leurs "mensonges", le lobbying étatique n'a pas été inefficace explique Libération : les députés ont ainsi choisi de supprimer la menace de sanctions pour "violations graves et persistantes" des droits de l'homme. Finalement, le rapport recommande la mise en place d'enquêtes indépendantes au niveau national et l'adoption de lois "régulant et surveillant l'activité des services secrets de pays tiers sur le territoire national". Dépourvu d'effet contraignant, le rapport du Parlement européen se veut essentiellement dissuasif et vise à démontrer que les questions de droit de l'homme recueillent l'attention particulière des députés européens.

MEPs conclude on CIA and Europe: an important but slightly disappointing report

Getting back to a subject which has already been discussed twice on this blog. On Wednesday February 14th, the European Parliament voted the final report written by the Temporary Committee on the alleged use of European countries by the CIA for the transportation and illegal detention of prisoners. As one who paid attention to the enquiry could have guessed, the report condemns the complicity of European states with the CIA regarding illicit operations. It reveals that some European countries "turn a blind eye" to flights operated by the CIA which, "on some occasions, were being used for extraordinary rendition or the illegal transportation of detainees". "Temporary secret detention facilities in European countries may have been located at US military bases" and "there may have been a lack of control" over such bases, adds the report. Yet, it is disappointing in at least two respects.

No evidence

Since last July, when the committee drafted its intermediate report, it hasn't been able to find any evidence of its allegations. Thus the report remains frustratingly conditional. In fact, nothing new is added to what Swiss MP Dick Marty wrote for the Council of Europe last June, explains Liberation. Yet, it strengthens presumptions of a large European complicity with CIA's activities.

The Parliament hesitated when time to conclude came

The surprise comes more from the conditions in which the report was adopted. 382 MEPs voted for, 256 against and 74 abstained. The EPP-ED Group, i.e. the biggest group of the European Parliament, largely voted against: "The EPP-ED Group today...could not support the final report...because of its lack of any proof to sustain the allegations of wrongdoing by Member States" said Italian MEP and speaker of the group, Jas Gawronski. On the contrary, left and centre-right groups massively voted for the text and condemn the lack of solidarity and the "cacophony" (centre-right MEP Carlos Coelho, cited by EUobserver) expressed by the Parliament in this occasion.

Often determined to show its independence in this sort of cases, the Parliament has been confronted to serious lobbying by the member states, particularly those most involved with CIA's activities (Poland, Italy, Portugal, Austria, Great-Britain). If the report does criticize the "lack of cooperation" from the governments and even their "lies", the lobbying of the latter has not been totally unsuccessful: the MEPs eventually decided not to mention threats of sanctions for "serious and persistent violations" of human rights. In the end, the report recommends independent enquiries to be carried out at national level and suggests that all European countries should have "specific national laws to regulate and monitor the activities of third countries' secret services on their national territories". Not legally-binding, the report's primary goal is deterrence. It is there to demonstrate that human rights issues are particularly looked into by the MEPs.

Publié par floe26 à 22:09:17 dans Actualité | Commentaires (0) |

La belle histoire du Conseil d'Etat et de la CJCE | 10 février 2007

Le Conseil d'Etat a rendu jeudi 8 février deux arrêts importants, auxquels Le Monde a consacré une page pleine. Les arrêts sont très clairement expliqués par le Conseil d'Etat lui-même, ainsi que par Jean Quatremer, sur son blog.

Résumons la portée de ces deux arrêts :

Dans la première affaire, portée au contentieux par Arcelor, le Conseil d'Etat refuse d'écarter un décret transposant une directive communautaire au motif d'une violation du principe d'égalité, principe à valeur constitutionnelle. Plus précisément, le Conseil d'Etat a décidé de poser une question préjudicielle à la CJCE (Cour de Justice des Communautés Européennes) - en vertu de l'article 234 du traité sur la Communauté Européenne - en estimant que le principe d'égalité est certes consacré par la Constitution française mais également par le droit communautaire, et qu'il revient alors au juge européen d'assurer la conformité entre la directive contestée et le droit communautaire.

Ainsi, le juge administratif démontre sa confiance en la capacité de la CJCE de garantir une protection des droits fondamentaux et consacre une "communautarisation partielle du droit constitutionnel français" (conclusions du Commissaire du Gouvernement Mattias Guyomar, disponibles sur le blog de J.Quatremer), déjà partiellement reconnue par le Conseil Constitutionnel.

Pourtant, les relations entre le Conseil d'Etat et le juge européen - la CJCE mais aussi et surtout la Cour européenne des droits de l'homme - n'ont pas toujours été au beau fixe, le juge français se montrant souvent réticent à déférer au juge de Luxembourg des questions préjudicielles et à consacrer sa jurisprudence audacieuse. Mais ces arrêts démontrent qu'il existe bel et bien un dialogue des juges nationaux et européens. Désormais, le jeune juge européen arrive à maturité aux yeux de ses "aînés" nationaux.

Pour autant, cette décision "consacre [t-elle] la primauté du droit communautaire sur l'ensemble du droit national", ainsi que l'affirme Dominique Rousseau dans Le Monde?

Pas réellement, car lorsqu'un acte de droit communautaire transposé méconnaît des droits et libertés spécifiques à la Constitution française (c'est-à-dire qui n'ont pas d'équivalent dans le droit communautaire), le juge national en assure alors le respect.

Le juge constitutionnel avait lui posé une limite en ces termes : "la transposition d'une directive ne saurait aller à l'encontre d'une règle ou d'un principe inhérent à l'identité constitutionnelle de la France, sauf à ce que le constituant y ait consenti" (Décision du 27 juillet 2006).

Il faudrait plutôt parler d'une convergence du droit consitutionnel et du droit communautaire au sommet de la hiérarchie des normes. Avec ces décisions, le juge national donne de plus en plus clairement valeur constitutionnelle à la participation de la France dans l'UE.

Une telle orientation est confirmée par le deuxième arrêt rendu hier par l'Assemblée du contentieux du Conseil d'Etat : ici le juge administratif reconnaît la responsabilité de l'Etat pour un dommage causé à un citoyen par une loi violant le droit européen ou international (et indemnise donc ledit citoyen). Selon le communiqué de presse du Conseil d'Etat, "cette décision contribue ainsi à renforcer l'obligation, pour l'ensemble des pouvoirs publics, de respecter les engagements internationaux de la France, notamment le droit européen des droits de l'homme, et, dès lors, à rendre plus effective la garantie des droits qui en résultent pour les citoyens".

Publié par floe26 à 15:12:03 dans Actualité | Commentaires (1) |

2007 | 19 janvier 2007


 

Vacances et examens ont occupé le mois qui vient de s'écouler. Une semaine passée à l'écart de l'Europe, sous le soleil californien  - qui semble être parti avec nous  - aère l'esprit et fait vite oublier les petites réflexions européennes. Deux semaines d'examens invitant à se pencher sur la question du déficit démocratique européen (mythe ou réalité ?), sur la dimension géographique de la construction européenne ou sur les moyens offerts au citoyen pour défendre ses droits européens ramènent vite, très vite, au quotidien. 

Comment s'annonce donc le quotidien européen en 2007 ?


Plus médiatique ? Le retentissement de l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie conduit à rester pessimiste en la matière. L'énergie affichée par la présidence allemande pourra-t-elle atteindre les journalistes français ?


Plus polémique ? La BCE fait actuellement l'objet de débats tranchés entre les responsables français et allemands. L'avenir du traité établissant une Constitution pour l'Europe ne créera sans doute pas le consensus, au moins dans les premiers temps de la discussion.


Plus franco-allemand ? Le traditionnel couple-moteur de l'Europe serait-il de retour ? La présidence allemande du Conseil de l'UE, l'élection de Hans-Gert Pöttering à la tête du Parlement européen et les élections françaises devraient en tout cas attirer l'attention.


Plus partagé ? Si je devais exprimer un désir pour cette année 2007, c'est que l'Europe s'insère dans notre quotidien à tous, non pas comme un fait acquis mais comme un sujet de débat. Un débat qui dépasse largement les salles d'examen puisqu'il est question en fait de notre cadre de vie. Un débat qui peut commencer ici...





  

For the last month, holidays and exams filled my schedule. A week spent away from Europe, under the Californian sun - no, no, I promise I didn't take it with me - gives fresh air and makes you easily forget about European issues. But then two weeks of exams put you right back in everyday life, wondering about the European democratic deficit (myth or reality?), about the geographic side of European integration or about the possibilities given to the citizen to protect his European rights.   

So how will the European everyday life look like in 2007?   

All over the place in the media? The poor interest took in Romanian and Bulgarian entries does not call for optimism. Will German Presidency willingness reach French journalists?  

More controversial? The European Central Bank creates heated debates between German and French politicians. No consensus is expected - at least as talks begin - about the future of the draft Constitution.
 
The return of the French - German influence? The year starts with the German Hans-Gert Pöttering being elected as President of the European Parliament while his country holds the Presidency of the Council. In a few months French presidential and legislative elections will take place.   


More discussed? If I can make a wish for this year 2007 about Europe, it would be that it takes a greater place in our everyday life. Not as something already decided and set up but as something that we can discuss. The debate about Europe does not belong only to classrooms since what is at stake here goes well beyond questions asked at the exams. And of course, the debate can start right here...

 

Publié par floe26 à 22:10:23 dans Actualité | Commentaires (0) |

Des espions à Bruxelles? | 18 décembre 2006




L'Union européenne revendique la transparence comme l'un de ses principes de fonctionnement fondamentaux. Ainsi, depuis le début de l'année 2006, le Conseil de l'UE délibère en public lorsqu'il exerce une fonction législative. Mais la transparence est parfois malvenue, en particulier en matière diplomatique.

Dans un article du 28 novembre 2006, Jean Quatremer, correspondant à Bruxelles de Libération, relate la découverte d'un matériel d'espionnage découvert au siège du Conseil de l'UE en mars 2003. Plus de trois ans après, souligne t-il dans un article très détaillé, le point d'arrivée de ces écoutes n'a pas été identifié. Il ne le sera sans doute jamais, car beaucoup préfèrent ne pas savoir.

Au-delà de cette affaire, se pose aujourd'hui la question de l'accessibilité des discussions européennes. Si la transparence est une vertu admirable de l'UE, certains estiment qu'elle doit parfois s'effacer derrière ce qu'ils appellent "une culture de sécurité". Ainsi Jean Quatremer rapporte les propos d'un diplomate européen expliquant qu' "Il y a quinze ans, lorsque nous étions douze Etats membres, nos négociations avec la Russie n'auraient pas été immédiatement sur la place publique comme aujourd'hui. Il y a parfois de parfaits inconnus qui assistent à nos débats et qui disparaissent brutalement quand on s'intéresse à eux".

En somme, la tâche des espions est trop facile à Bruxelles et les 25 devraient se préoccuper de leur compliquer un peu la vie.



Spies in Brussels?

Transparency is one of the core principals which rule the EU functioning. Since the beginning of the year, the EU Council has thus been working publicly when exercising its legislative function. But transparency is sometimes unwelcome, especially in diplomatic matters.

In an article published November 28th, Jean Quatremer, Liberation correspondent in Brussels, tells the story of espionage equipment found in the EU Council headquarters in March 2003. More than 3 years later, we still don't know who was listening, explains Jean Quatremer in a very detailed article. We will probably never know, since many prefer not to.

Beyond this, what needs to be discussed today is the issue of accessibility to European affairs. Transparency within the EU should be considered as a venerable virtue. Yet, some think that it sometimes must be pushed aside, behind what they call a "culture of safety". A European diplomat explained that "15 years ago, when we were only 12 member states, our negotiations with Russia would never have gone public like they would today. There are sometimes totally unknown people who attend our debates and when asked, quickly disappear", Jean Quatremer reports.

In fact, spies' work is made too easy in Brussels. The member states should try to make it harder.

Publié par floe26 à 22:19:24 dans Actualité | Commentaires (0) |

Député européen, ça vous tente? | 09 décembre 2006





Mais faire face aux élections, ça vous fatigue d'avance. beMEP.eu vous fournit la solution. Vous pourrez devenir député européen sans être élu, ni même vous présenter. Vous pourrez vous inscrire dans l'un des partis existants au Parlement européen, ou même créer votre propre parti et former des coalitions. Vous pourrez voter et proposer des résolutions, répondre à des questions ou à des sondages.

Il vous faut juste un accès internet et vous inscrire sur beMEP.eu. Vous y croiserez beaucoup de Polonais (1175 députés, loin devant la France 2e avec 204 députés). Le jeu a en effet été conçu par la fondation Robert Schuman Pologne. Son succès en Pologne a conduit à créer une version internationale, en français et en anglais, au mois d'octobre dernier. Il n'est ouvert qu'aux "citoyens des Etats membres de l'UE et de la Roumanie, Bulgarie, Croatie et Turquie et aux personnes siégeant sur le territoire mentionné ci-dessus au moment de la réalisation du concours".

Ouvert jusqu'en mars 2007, ce jeu vise à "faire connaître le fonctionnement de l'Union européenne et du Parlement européen" et à "augmenter les connaissances des Participants".

Je vous laisse juge de l'attrait du jeu mais il me semble que l'initiative est bonne et mérite une participation plus grande. La participation française (2e) - certes facilitée par la traduction en français - est néanmoins à souligner, dans un pays qui ne se distingue pas par son intérêt dans la chose européenne ces jours-ci.

Participation au 09 décembre 2006





Interested in being a Member of the European Parliament?

But you might not want to go under the pain of standing for elections. beMEP.eu provides you with a solution. You can become a MEP without being elected, nor even running for elections. You can sign in one of the European Parliament political groups, or even found your own one and form coalitions. You can vote and introduce resolutions, answer questions and take part in polls.

You just need an internet access and you sign in on beMEP.eu. You'll come across many Poles (1175 MEPs, far behind France is second with 204 MEPs so far). The game has indeed been created by the Polish Robert Schuman Foundation. Its success in Poland gave the incentive for creating an international version, available in French and in English since October. The game is open to citizens and residents of the EU member states, plus Romania, Bulgaria, Croatia, Republic of Macedonia and Turkey.

Open until March 2007, the game aims to increase "the popularization of knowledge regarding the European Union and the European Parliament and (...) social awareness among its participants".

You'll judge yourself the quality of the game but the idea is not bad and a greater participation would be well deserved. French participation (2nd) - made easier thanks to French translation - has to be underlined especially at a time when Europe does not seem to interest many.

Publié par floe26 à 21:44:54 dans Actualité | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| >>