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EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

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Député européen, ça vous tente? | 09 décembre 2006





Mais faire face aux élections, ça vous fatigue d'avance. beMEP.eu vous fournit la solution. Vous pourrez devenir député européen sans être élu, ni même vous présenter. Vous pourrez vous inscrire dans l'un des partis existants au Parlement européen, ou même créer votre propre parti et former des coalitions. Vous pourrez voter et proposer des résolutions, répondre à des questions ou à des sondages.

Il vous faut juste un accès internet et vous inscrire sur beMEP.eu. Vous y croiserez beaucoup de Polonais (1175 députés, loin devant la France 2e avec 204 députés). Le jeu a en effet été conçu par la fondation Robert Schuman Pologne. Son succès en Pologne a conduit à créer une version internationale, en français et en anglais, au mois d'octobre dernier. Il n'est ouvert qu'aux "citoyens des Etats membres de l'UE et de la Roumanie, Bulgarie, Croatie et Turquie et aux personnes siégeant sur le territoire mentionné ci-dessus au moment de la réalisation du concours".

Ouvert jusqu'en mars 2007, ce jeu vise à "faire connaître le fonctionnement de l'Union européenne et du Parlement européen" et à "augmenter les connaissances des Participants".

Je vous laisse juge de l'attrait du jeu mais il me semble que l'initiative est bonne et mérite une participation plus grande. La participation française (2e) - certes facilitée par la traduction en français - est néanmoins à souligner, dans un pays qui ne se distingue pas par son intérêt dans la chose européenne ces jours-ci.

Participation au 09 décembre 2006





Interested in being a Member of the European Parliament?

But you might not want to go under the pain of standing for elections. beMEP.eu provides you with a solution. You can become a MEP without being elected, nor even running for elections. You can sign in one of the European Parliament political groups, or even found your own one and form coalitions. You can vote and introduce resolutions, answer questions and take part in polls.

You just need an internet access and you sign in on beMEP.eu. You'll come across many Poles (1175 MEPs, far behind France is second with 204 MEPs so far). The game has indeed been created by the Polish Robert Schuman Foundation. Its success in Poland gave the incentive for creating an international version, available in French and in English since October. The game is open to citizens and residents of the EU member states, plus Romania, Bulgaria, Croatia, Republic of Macedonia and Turkey.

Open until March 2007, the game aims to increase "the popularization of knowledge regarding the European Union and the European Parliament and (...) social awareness among its participants".

You'll judge yourself the quality of the game but the idea is not bad and a greater participation would be well deserved. French participation (2nd) - made easier thanks to French translation - has to be underlined especially at a time when Europe does not seem to interest many.

Publié par floe26 à 21:44:54 dans Actualité | Commentaires (0) |

Vols secrets de la CIA : 11 Etats européens savaient, les journaux français se font plutôt discrets | 03 décembre 2006


Photo: CIA et Encarta

Dans son édition du 29 Novembre, le Washington Post détaille le projet de rapport de la commission temporaire du Parlement européen sur l'utilisation alléguée de pays européens par la CIA pour le transport et la détention illégale de prisonniers. Le projet, qui n'est pas disponible sur le site du Parlement européen, conclut que 11 Etats européens, notamment la Grande Bretagne, la Pologne et l'Allemagne, étaient au courant de l'existence de prisons secrètes gérées par la CIA sur le sol européen. Il critique en outre Javier Solana, ancien Secrétaire général de l'OTAN et actuel Haut Représentant pour la politique étrangère de l'UE, ainsi que le coordinateur de la lutte anti-terroriste Gijs de Vries, tous deux accusés d'omissions lors de leurs entretiens avec le comité.

L'article du Washington Post relate l'entretien mené la semaine dernière par le comité temporaire avec Mariola Przewlocka, ancienne directrice de l'aéroport de Szymany, au Nord-Est polonais. Celle-ci a expliqué qu'entre 2002 et 2003, au moins six atterrissages inconnus ont eu lieu sur l'aéroport, payés par des individus parlant parfaitement le polonais mais discutant en privé en anglais. Les vols venaient de destinations lointaines, telles que l'Afghanistan. Le projet de rapport de la commission temporaire évoque des présomptions sérieuses sur l'utilisation d'une prison secrète par la CIA au sein d'un centre des services secrets polonais situé à proximité, à Stare Kiejkuty.

La CIA n'a pas commenté ces conclusions, tandis que le Gouvernement polonais continue de nier avoir autorisé celle-ci à utiliser son territoire à de telles fins. Le comité temporaire accuse le Gouvernement polonais, qui ne sait plus comment se faire remarquer, d'entraver son enquête.

Pour plus de détails, consultez la presse américaine (Washington Post, 29/11, "European Report Details Flights By CIA Aircraft", New York Times, 29/11, "Report Rejects European Denial of C.I.A. Activity"), plus diserte à ce sujet que la presse française (Le Monde, 28/11, "Vols de la CIA : la plupart des pays européens savaient", L'Humanité, 01/12, "Vols secrets de la CIA : des Européens bel et bien complices"), qui souligne que ces conclusions restent plus suspicieuses que catégoriques.

Certes. Quoi qu'il en soit, c'est une affaire à suivre...

Publié par floe26 à 11:57:52 dans Actualité | Commentaires (0) |

UE - Russie: viandes et poison au menu uniquement | 26 novembre 2006


Photo: eu2006.fi




Il ne fallait pas attendre grand-chose du sommet UE-Russie qui se tenait ce vendredi à Helsinki. Le blocage polonais empêchait en effet l'UE de négocier un nouvel accord de partenariat et de coopération avec la Russie. Le précédent avait été signé en 1997 et devait s'étendre sur 10 ans.

Du côté européen, un nouvel accord avec la Russie est perçu comme un moyen de surmonter les désaccords récents entre les deux parties. Mais les Polonais voient les choses autrement : très méfiants vis-à-vis des Russes et vexés par l'embargo russe sur leurs produits agroalimentaires, ils refusent de donner leur soutien à la négociation d'un nouvel accord de partenariat et de coopération.

En agissant de la sorte, les jumeaux Kaczynski fragilisent le camp européen et renforcent a contrario le Président russe. Ce dernier, naturellement, ne s'est pas privé de stigmatiser "l'égoïsme national polonais" à Helsinki. Il a refusé de revenir sur l'embargo posé sur les viandes polonaises, pourtant dénoncé comme "disproportionné" par Barroso qui avait envoyé en mission les services vétérinaires de l'Union.

Le sommet d'Helsinki a donc surtout permis à Poutine de qualifier les agitations autour de l'empoisonnement de l'ancien espion russe Alexander Litvinenko de "provocation politique sans lien avec la réalité" et de dénoncer la tentation d'appliquer à la Russie les critères européens en matière énergétique, précisant que Gazprom "conservera son intégrité" et que cette question "relève de la compétence nationale de la Fédération de Russie".

Quelle position adopter alors face à la Russie ? Face aux difficultés posées par la négociation d'un nouvel accord de partenariat, The Economist propose une solution plus aisée. En attendant de meilleures conditions politiques (Vladimir Poutine doit théoriquement quitter le pouvoir en 2008), il suffit d'étendre la validité du précédent accord de partenariat. Chose aisée, puisque celui-ci reste valable tant que l'une des deux parties ne le dénonce pas. L'ambiguïté certes demeurerait, mais elle reflète l'état des relations entre les deux camps, souligne The Economist.



EU and Russia: meat and poison for lunch

Not much had to be expected from the EU-Russia summit that took place this Friday in Helsinki. Because of Polish veto, the EU was in no position to negotiate a new partnership agreement with Russia. The previous agreement was signed in 1997 and had a ten-year life.

On the European side, a new partnership agreement is seen as a means to overcome recent troubles with Russia. But Poles see things differently. They are very wary of Russians and they do not accept Moscow's export ban put on their meats and thus decided to withhold support for a new partnership agreement.

The behaviour of the Kaczynski twins threatens the EU credibility and strengthens Mr Putin in the same time. Mr Putin naturally jumped on the occasion to condemn Polish "national egoism". He refused to back down on the Polish meat export ban, even though Mr Barroso himself considers it as being "disproportionate" after he sent a veterinary team to check out the situation in Poland.

The Helsinki summit mainly gave the occasion to Mr Putin to denounce talks around the death of Alexander Litvinenko as being "political scandals, which have nothing to do with reality". On energy, he also deplored that European try to apply their own standards to Russia and explained that Gazprom will "preserve its integrity" and that "this is purely national competence of the Russian federation, nobody can take this decision for us".

So what position should the EU take toward Russia? After evaluating the difficulties of signing a new partnership agreement, The Economist presents an easier solution. Until more favourable political conditions emerge (Mr Putin is supposed to step down in 2008), EU and Russia can extend the current partnership. Easy course since such an extension happens automatically unless one side pulls out. Ambiguity would remain. But it truly reflects how the two partners feel about each other, The Economist points out.

Publié par floe26 à 16:41:25 dans Actualité | Commentaires (1) |

La "dératification" du traité établissant une Constitution pour l'Europe | 05 novembre 2006


Photo: LeMonde.fr



Depuis mai 2005, date à laquelle les deux chambres du Parlement allemand avaient très largement (569 voix sur 603) voté pour la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe (TECE), l'Allemagne comptait parmi les pays ayant ratifié le TECE. Or, techniquement, l'Allemagne n'aurait pas due être comptée parmi ces 15 pays apprend t-on aujourd'hui.

Un député de la CSU, Peter Gauweiler, avait en effet saisi la Cour constitutionnelle allemande, arguant du fait que le TECE portait atteinte aux pouvoirs du Parlement allemand. Le Président de la République fédérale, Horst Köhler, avait alors décidé de ne pas signer le texte de ratification tant que la Cour ne s'était pas prononcé.

Elle vient de le faire, ou du moins à moitié. Mercredi 1er Novembre, la Cour constitutionnelle allemande a annoncé qu'elle ne prendrait pas de décision tant que les débats sur l'avenir du traité seront en cours. Selon Siegfried Bross, rapporteur à la Cour de Karlsruhe, une décision "pourrait mettre la Cour dans une position où elle participerait activement à définir le processus constitutionnel européen, ce qui serait incompatible avec sa compétence de statuer en dernière instance". Il ajoute, selon le quotidien allemand Die Welt, que cette question ne revêt pas aujourd'hui un caractère urgent et ne constitue pas pour l'instant une priorité.

Les mots sont durs pour Angela Merkel, qui cherchait à relancer le débat sur traité constitutionnel et comptait sur la présidence allemande au premier semestre 2007 pour donner une nouvelle impulsion politique. Mais l'Allemagne devra donc tenter de relancer un texte qu'elle n'a elle-même pas ratifié.

Après le non français et néerlandais mettant un frein au mouvement de ratification, on assiste désormais à un nouveau processus, la "dératification" du traité constitutionnel...



And now, the draft EU Constitution is being "disratified"


Since May 2005, when the two houses of the German Parliament overwhelmingly (569 of 603 votes) voted to ratify the draft EU Constitution, Germany was being counted among countries which had it ratified. Yet, we learnt today that technically, Germany should not have been counted among these 15 countries.

Centre-right MP Peter Gauweiler filed a legal complaint to the German constitutional court, arguing that the draft EU Constitution was taking too much power from the German Parliament. President Horst Köhler then decided not to sign off the ratification law until the court had taken a decision.

The court just took a decision. Well, almost. On November 1st, the court announced that it would not rule on the EU charter until after debates about its fate come to a solution. German constitutional judge, Siegfried Bross, explained that a decision "would put the Court in a position where it would take an active part in the European constitutional process, which is not compatible with the mission of a supreme court". He added, according to German daily Die Welt, that the issue is not urgent and currently not a priority.

It is a setback for Angela Merkel, who is trying to put the EU Constitution back on top of the agenda and was hoping for the German presidency next semester to give fresh impetus to the project. So now Germany will have to defend a text it has itself not ratified.

After French and Dutch voters said no and iced the constitutional process, here starts a new movement: the EU draft Constitution is now being "disratified"...

Publié par floe26 à 23:26:39 dans Actualité | Commentaires (2) |

Ingérence européenne... ou française ? | 20 octobre 2006





Ingérence dans les affaires intérieures d'un Etat. Telle est l'accusation à laquelle Olli Rehn, Commissaire européen à l'élargissement, a dû faire face pour avoir déclaré dans Libération son opposition à la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. Ce dernier avait senti l'accusation poindre, et prit la précaution de rappeler qu'un "commissaire européen n'a ni la compétence ni l'habitude de se prononcer sur le droit souverain des parlements nationaux à promulguer des lois".

Il justifiait néanmoins son intervention par le souci de préserver la qualité du dialogue relatif à l'adhésion de la Turquie : "En revanche, à partir du moment où l'Union européenne invite des pays candidats à la rejoindre, la Commission se soucie de la qualité du dialogue, indispensable, qui doit s'établir entre des peuples appelés à partager cette aventure unique qu'est la construction européenne".

L'accusation d'ingérence, portée notamment par Laurent Leylekian, directeur de la Fédération Euro-Arménienne, tient de la mauvaise foi (ou d'une naïveté excessive). Elle sous-entend en effet que la proposition de loi française, si transformée en loi, ne jouerait aucun rôle dans le processus de négociations autour de l'adhésion de la Turquie. Car qui affirmerait que la Commission européenne est incompétente eu égard à ces négociations ?

Si ingérence il y a, elle vient plutôt du côté français. Certes, ce n'est pas la Commission qui décide de l'adhésion de nouveaux Etats à l'UE mais bien les Etats membres, qui doivent chacun donner leur accord. Néanmoins, à bien des égards, la France pervertit le processus d'adhésion de la Turquie.

Cette perversion vient d'abord de l'article 88-5 de la Constitution qui impose une ratification par référendum de l'éventuel traité autorisant l'adhésion de la Turquie (la Roumanie, la Bulgarie et la Croatie échappent quant à elles à cet examen populaire). Un tel référendum, légitime en soi dans la mesure où la position de la France est censée représenter celle de ses citoyens, aurait cependant été beaucoup plus logique avant l'ouverture des négociations.

Deuxième perversion, cette proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien. Au-delà de la question de son opportunité et de sa qualité, proches de zéro, il est manifeste que cette proposition de loi fragilise le dialogue entre l'UE et la Turquie. D'autant plus que cette dernière continue à répéter qu'elle est prête à mettre en place une commission d'experts sur le sujet, et à suivre ses conclusions.

Cette double perversion souligne que les politiques français rechignent souvent à se prêter au jeu européen et semblent s'amuser à trahir les règles du jeu. Malheureusement, leur ego semble leur faire oublier les bonnes manières diplomatiques.



European interference?

Interference in the internal affairs of a country. That was the accusation Olli Rehn, European commissioner in charge of enlargement, had to answer after he declared in French daily Liberation that he was opposed to the bill which criminalises denial that the Armenians were victims of a genocide. Olli Rehn had foreseen the criticism and cautiously announced that "a European commissioner is not competent nor used to comment on the sovereign right of national parliaments to legislate".

He justified however his intervening by a concern over the dialogue with Turkey : "Yet, when the European Union invites willing candidates to join it, the European Commission is concerned with the quality of the dialogue which must take place between the peoples who are to live together the European venture".

The accusation of interference, made, among others, by Laurent Leylekian, head of the European Armenian Federation, is either hypocritical or excessively naïve. It supposes that the proposed French bill, if voted, would not influence in any way on the Turkish entry negotiations. Who would indeed say that the European commission is incompetent in respect of these negotiations?

If there is a case of interference, it would be on the French side. Admittedly, it is not the Commission which has the last word over new entries members but the member states (each has to agree with the enlargement). But France corrupts the Turkish entry process.

This perversion first comes from article 88-5 of the French Constitution, which makes necessary an approval by referendum of a treaty allowing Turkey to become an EU member (the entries of Romania, Bulgaria and Croatia are not submitted to this). This referendum is in itself legitimate since French stance on an issue supposedly represents its own citizens point of view. But it would have been more appropriate to hold one before the opening of entry negotiations.

The proposed bill criminalising denial that the Armenians were victims of a genocide is a second perversion. Beside the statement that the opportunity and the quality of this bill are close to zero, it is obvious that it threatens the dialogue between the EU and Turkey. It also denies the fact that Turkey repeatedly announced that it would gladly establish a group of experts on the subject and follow its conclusions.

This two-sided perversion reveals, if needed, that French politicians balk at the European game and seem to enjoy cheating with its rules. Unfortunately, their ego comes before diplomatic good manners.

Publié par floe26 à 22:54:20 dans Actualité | Commentaires (5) |

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