Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

EU.rope

l'Union européenne et son actualité commentées

A propos de l'auteur


 
Originaire d'Amiens, je suis passée ensuite par l'Université du Montana (USA), Berlin, Grenoble et Luxembourg. Après des études de droit et une spécialisation dans les questions européennes, il était temps de se mettre au travail. Me voilà donc désormais à Bruxelles, où je travaille au Parlement européen en tant qu'assistante parlementaire.
Pour achever cette rapide description, j'ajoute que mes occupations préférées sont avant tout sportives, à travers la pratique du triathlon et du football notamment.



Born in Amiens (France), I later spent some time at the University of Montana (United States), Berlin, Grenoble (France) and Luxemburg. I studied law and more specifically the European Union. I now work in the European Parliament, as a MEP assistant.
To be complete, I must add that my favorite pastimes are active ones, such as triathlon and soccer.

Septembre

DiLuMaMeJeVeSa
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930    

Compteur

Depuis le 10-09-2006 :
40938 visiteurs
Depuis le début du mois :
877 visiteurs
Billets :
74 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Existe-t-il des partis politiques européens ? | 28 octobre 2006



Etes-vous membre d'un parti politique européen ?


Non, mais nous le voulons, ont répondu trois Danois, qui ont récemment envoyé une lettre accompagnée d'une souscription de 20€ aux groupes libéraux, socialistes et verts du Parlement européen. Membres de partis politiques nationaux, eux-mêmes rattachés aux trois groupes précités au sein du Parlement européen, ces Danois revendiquent une adhésion directe au sein de partis politiques européens.

Mais existe-t-il des partis politiques européens ?

Un parti politique se définit comme un groupement de citoyens réunis, sous la forme associative, par des valeurs communes et visant à présenter des candidats aux fonctions électives. Or, dans le cas des groupes politiques européens, l'une de ces deux dimensions est absente. On retrouve certes la dimension électorale, même si les candidats se présentent sous le drapeau de leur parti national. Par contre, on ne peut parler de groupement de citoyens mais uniquement de groupements de parlementaires. Sans adhérents, il n'existe donc pas de partis politiques européens.

Des partis politiques européens pour augmenter l'influence des citoyens

Les citoyens sont donc les grands absents, soulignent nos amis danois. « Nous avons besoin de véritables partis politiques européens pour que nous, citoyens, ayons l'opportunité d'influencer les orientations de l'Union européenne. Il est important de garder en tête que toutes les nationalités sont en fait des minorités sur les scènes politiques européenne et mondiale ».

Une solution face au déficit démocratique européen ?

Il est sans doute illusoire de s'imaginer de véritables partis politiques européens croulant sous le nombre d'adhésions, du moins en France. Néanmoins, la création de tels partis, éventuellement toujours rattachés aux partis politiques nationaux mais dotés d'une véritable identité européenne et ouverts aux adhésions citoyennes, serait bénéfique au débat européen. Elle permettrait l'identification - ou le rejet - des citoyens face aux programmes proposés et l'émergence d'un forum politique semblable à celui que l'on retrouve dans chacun des Etats.



Are you a member of a European political party?

No, but we would like to be, answered three Danes. They have recently sent a letter with a 20€ subscription enclosed to the socialist, liberal and green factions respectively in the Brussels assembly. Already members of national political parties which are affiliated to their European counterparts, the three Danes explain they expect to have a say on European issues.

But is there any such thing that could be called a European political party?

A political party is a society composed of citizens gathered around common values and which goal is to put forward candidates for elections. Yet, European political fractions lack one of these elements. True, there are elections and candidates, but they are candidates representing national political parties. However, these fractions ate not composed of citizens but instead are a society of MEPs. Since there isn't any member, there isn't any European political party.

We need European political parties so that the citizens can have a stronger influence on European decisions

Citizens do not have enough influence, explain our Danish friends. "We need to have proper European parties if we as citizens are to have better opportunities to exercise influence on the EU. It is important to remember that all nationalities are minorities on the European and global political stages".

A solution to the European democratic deficit?

It would be illusory to think that we will soon see European political parties desperately trying to welcome all would-be members, especially in France. Nevertheless, the existence of European political parties would be good for the European debate, even though they would certainly still be attached in some way to their national counterparts. They would enable citizens to support or reject parties' agendas. They would create a political forum, similar to those observed on the national scene.

Publié par floe26 à 12:24:44 dans Opinions | Commentaires (0) |

A quand le marché unique de la téléphonie mobile? | 30 septembre 2006





Cet été, vous avez peut-être voyagé en Europe. Sûrement, vous avez eu l'envie ou le besoin de téléphoner ou de recevoir des appels avec votre téléphone portable. Vous vous êtes alors rendu compte, en jetant un coup d'œil à la facture à la fin du mois, que les tarifs diffèrent grandement de ceux appliqués en France. Observons les d'un peu plus près.

Si l'on compare des forfaits similaires chez les trois grands opérateurs (forfait intégral 3h par exemple), l'on constate que le tarif est le même lorsque vous effectuez un appel de la zone 1 (rassemblant les Etats d'Europe occidentale) vers la France : 1€/min. Notons que les dix derniers Etats entrés dans l'Union comptent parmi la zone 2 (voire même la zone 3 chez Bouyges Telecom), pour laquelle l'appel vers la France est facturé 1,18€/min chez Orange, 1,20€/min chez SFR et 1,50€/min chez Bouyges Telecom. La réception d'appel va de 0,35€/min (SFR, zone 1) à 1€/min si vous visitez l'Estonie et êtes abonné chez Bouyges Telecom.

Si vous êtes titulaire d'un forfait 3h chez l'un de ces trois opérateurs (0,25€/min en national), téléphoner depuis l'Europe vous revient donc au minimum 4 fois plus cher. Il serait intéressant de savoir si le coût du service est effectivement 4 fois plus élevé pour l'opérateur. Il est permis d'en douter...

A l'heure du marché unique et de l'espace Schengen, cette situation doit nous étonner. Dans la mesure où les opérateurs profitent des frontières - qui devraient pourtant aujourd'hui être quasiment transparentes - pour augmenter leurs tarifs, ils s'inscrivent en contradiction avec le marché unique.

Par ailleurs, ces augmentations de tarifs lors de déplacements sur l'espace communautaire portent atteinte à la libre circulation des personnes. Elles imposent en effet un poids budgétaire supplémentaire aux personnes en déplacement.
Dès lors, la Communauté européenne, plus à même de s'attaquer efficacement à la question que les Etats membres, doit intervenir. La Commission européenne l'a compris. Elle a récemment proposé une régulation en la matière (12 juillet 2006), expliquant que 147 millions de citoyens européens se trouvent affectés par ces écarts tarifaires injustifiés. Elle propose de réduire de 70% le tarif des appels passés et reçus depuis l'Europe, en limitant par exemple le prix des appels à un maximum de 49 centimes la minute, afin de s'attaquer à ce qu'elle considère comme "l'une des dernières frontières intérieures du marché commun" (résumé de la proposition de régulation disponible sur le site de la Commission).

Si le Parlement européen et le Conseil des ministres européen soutiennent la proposition, celle-ci pourrait devenir norme européenne pour l'été 2007 et améliorer ainsi une situation qui le mérite amplement.




Travelling in Europe with your cell phone is bad for your purse

You might have travelled in Europe this summer. Surely, you wanted or needed to use your cell phone. A few days later, at the end of the month, while taking a look at the bill, you discovered that the prices are not the same when you are in Europe and when you are in France (assuming you're French of course). Indeed. Let's take a closer look.

If we compare similar packages offered by the three main French telecommunications companies (3 hours package for instance), we note that the price is the same if you call from zone 1 (West European states) to France: 1€/min. It should be said that the 10 New Entries Members belong to zone 2 (even zone 3 at Bouyges Telecom), from which a call to France is billed 1,18€/min by Orange, 1,20€/min by SFR and 1,50€/min by Bouyges Telecom. Receiving a call can cost you from 0,35€/min (SFR, zone 1) up to 1€/min if you're visiting Estonia and a Bouyges Telecom subscriber.

So if you have a 3hours package from one of these three companies (a national phone call then costs you 0,25€/min), calling from Europe is at least 4 times more expensive. It would be interesting to know if operating costs are indeed 4 times higher for the company. We can have doubts about that.

Such observations should surprise us when we know the words Schengen area and single market. Playing on borders - that should normally be almost inexistent – in order to raise the prices, the companies' strategy contradicts the single market spirit.

Moreover, high international mobile "roaming" charges threaten free movement of the persons. Travelling Europeans indeed must face an additional charge.

The European Community must act, being in a better position to do so than the Member states. The European Commission realized it and recently initiated an EU roaming regulation (July 12th 2006), which explains that 147 millions EU citizens are affected by roaming charges. The Commission proposes to cut prices of calls made and received from European countries by up to 70%, the maximum charge being 49 cents per minute, in order to tackle "one of the last borders within Europe's internal market" (a note on the proposed EU roaming regulation can be found on the Commission website).

If the European Parliament and the Council of Ministers were to support the proposition made by the Commission, it could be enforced by summer 2007. Let's hope it will, for the sake of those who love to discover Europe.

Publié par floe26 à 20:16:05 dans Opinions | Commentaires (2) |

Bienvenue | 10 septembre 2006

ploum.frimouvy.org/images/drapeau.jpg



L'Union européenne est un challenge, un pari sur l'avenir. Objet politique nouveau, elle attire l'étudiant en droit, fatigué d'étudier la Constitution de 1958. Sa complexité procure à celui qui la connaît un doux sentiment d'intimité mais repousse ceux qui l'observent de loin.

Mais parce qu'elle représente le projet politique le plus ambitieux depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Union européenne mérite l'attention, et pas seulement celle des étudiants en droit. De l'attention, sans complaisance ni pessimisme exacerbé, tel est le projet de ce blog.



The European Union is a challenge, a bet on the future. Being a new kind of political structure, the EU attracts the law student, tired of studying the 1958 French Constitution or the Bill of Rights. Because the EU system is complex, those who know how it works feel like intimates whereas those who don't have the slightest idea thereof feel rejected.

But being the most ambitious political project since the end of World War II, the EU deserves to be considered, and not only by law students. That's the reason why I created this blog and will try to comment on European news, without being indulgent nor too much of a pessimistic.

Publié par floe26 à 17:56:39 dans Opinions | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3|